Fêtes françaises

le 11 novembre : l´Armistice Pas encore d'évaluation.

Le 11 Novembre :

Armistice (1918) : Le 11 Novembre commémore la fin de la première guerre mondiale ; l’Allemagne signe l’armistice et restitue l’Alsace et la Lorraine à la France, après quatre ans d’hostilités, qui ont fait quelque neuf millions de morts, dont 1 390 000 pour la France. C’est aussi un jour férié pour certains pays (entre autre France, Belgique) ; institué en France par une loi du 24 octobre 1922 ; c'est le jour du souvenir. De nombreuses rues, par exemple en France, sont dénommées du Onze-Novembre. L'expression est dans ce cas un nom propre, avec trait d'union et majuscule à la deuxième partie du nom.

https://www.linternaute.com/sortir/guide-des-loisirs/1256729-11-novembre-centenaire-et-histoire-de-l-armistice-1918/

Le 11 novembre symbolise le dénouement de la Grande Guerre.

Quelles ont été les conditions de l'armistice 1918 ? Son histoire heure par heure ? Que disait le traité de Versailles ? Le rendez-vous du 11 novembre comporte de de nombreuses anecdotes, et son histoire reste méconnue ou oubliée par de nombreux anciens écoliers. Il n'est pas nécessaire d'attendre le prochain 11 novembre, qui "tombera" un dimanche, pour redécouvrir ce qui fait la spécificité de cette date-clé. Page spéciale.

Histoire du 11 novembre

Eté 1918. Si le traité de Brest-Litovsk a permis à l’Allemagne, en provoquant la reddition de la Russie, de concentrer son armée sur le front de l’Ouest, les offensives allemandes de juin et juillet 1918 ont été un échec et le renfort des alliés (Américains et Britanniques) lui sera fatal. Dès le mois d'août 1918 débute une offensive franco-britannique qui ne s'arrêtera plus. Dans ses mémoires, Erich Ludendorff, alors général en chef des armées allemandes, parle de la date du 8 août comme d'un "jour de deuil de l'armée allemande" : il sait à ce moment-là que la guerre est perdue pour de bon. Le recul des forces allemandes commence alors, avec de lourdes pertes sur tout le front franco-belge. Dès septembre, l’Etat-Major allemand fait savoir à l’empereur Guillaume II qu’il n’y a plus d’espoir de gagner la guerre. Mais ce dernier, ainsi que les chefs militaires, ne sont pas prêts à assumer la défaite : il faudra encore deux mois pour que l’Armistice soit "négociée" et signée.

Dès le début de l’automne, les armistices des fronts orientaux (le 29 septembre 1918 pour la Bulgarie ; le 30 octobre 1918 pour l’empire ottoman et le 3 novembre pour l’Autriche-Hongrie), bien que moins connus que celui du 11 novembre à Rethondes, auront de lourdes conséquences. Ils contribuent à la défaite de l’Allemagne et provoquent la chute de trois empires. Sans parler de la zizanie qu’ils créent entre nations vaincues, victorieuses (comme les Tchèques, Serbes, Roumains, Polonais) et celles qui, s’étant ralliées trop tard aux vainqueurs, ne bénéficient pas de l’indépendance (Ukrainiens, Slovaques…). Les armistices orientaux créent de toute façon une "brèche" que l’Allemagne ne sera pas en mesure de colmater. En octobre, Ludendorff démissionne et des mutineries éclatent outre-Rhin. En parallèle, le président américain Wilson est chargé de prendre en main le retour de la paix, dans la même veine que les 14 points qu’il avait proposés en janvier dans un discours choc. Des notes sont échangées avec les Allemands sur les modalités.

Le 5 novembre, une demande officielle d’armistice de l’état-major allemand parvient à la France sous forme de message morse. La date historique est finalement fixée six jours plus tard. La fin de la guerre sera actée dans un wagon stationné non loin du front et du quartier général allié.

11 novembre 1918

​Photographie prise à la sortie du "wagon de l'Armistice" où a eu lieu la signature.  Le maréchal Foch est 2e en partant de la droite.
​© Photo d'archive anonyme

Le 11 novembre 1918, le texte est signé dans le "Wagon de l’Armistice", ou plus exactement "voiture 2419D" de la Compagnie des wagons lits. Cette voiture de chemin de fer, réquisitionné par l’armée en septembre 1918 et transformé en bureau, stationnait dans un lieu isolé mais néanmoins pas trop loin de la gare de Rethondes : une clairière de la forêt de Compiègne (Oise). Les journalistes en sont alors soigneusement tenus à l’écart. Le maréchal Foch, généralissime des armées alliées et le général Weygand y reçoivent une délégation allemande envoyée par la toute récente république de Weimar. En face, un autre train sert à accueillir les "hôtes" germaniques. Autrement dit les parlementaires allemands qui viennent implorer l’armistice. D’après le Général Weygand, chef d’Etat Major du maréchal Foch qui avait choisi le lieu : "Maintes fois pendant la guerre, il avait établi dans son train son poste de commandement. C’est à son poste de commandement que les parlementaires viendraient donc se présenter à lui. La solitude du lieu assurera le calme, le silence, l’isolement, le respect de l’adversaire…".

L’Armistice 1918 sera donc signée à l’intérieur du wagon-restaurant du train français, fameux wagon de commandement du Maréchal Foch. Le véhicule sera par la suite transformé en musée. Détruit au cours des bombardements de 1944-1945 (Adolf Hitler l’avait fait transporter à Berlin entre temps et y avait même fait signer la capitulation de la France !), une réplique en a été créée, aujourd’hui installée au musée de l’Armistice de Compiègne : il s’agit de la voiture 2439D, qui faisait partie de la même série que l’originale, réaménagée à l’identique et garnie du mobilier d’origine. Quant à la clairière de l’Armistice, elle a été aménagée en tant que lieu symbole de la paix, accessible au public… et ce dès 1922. L'architecte Mages y conçoit un vaste rond-point de 100 mètres de diamètre auquel mène une allée de 250 m de long. On y érige également une statue du Maréchal Foch, le "monument aux Alsaciens-Lorrains"  (d’Edgar Brandt) – qui commémore la récupération par la France de l’Alsace et de la Lorraine en 1919 –, des dalles de granit symbolisant le wagon des Français et celui des Allemands lui faisant face et un Musée de l’Armistice construit en 1922. Totalement détruit par les allemands pendant la Seconde guerre mondiale, ledit musée sera reconstitué en 1950.

Armistice de 1918

Signé le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans un wagon réquisitionné par l’armée française, transformé en bureau de commandement du chef des armées alliées Ferdinand Foch et stationné dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne, l’Armistice prend effet sur le front à 11 heures du matin… pour une durée de 36 jours renouvelée trois fois. Il est signé de la main des plénipotentiaires allemands. Ces derniers sont des agents diplomatiques de l’Allemagne auquel leur pays a confié les pleins pouvoirs. A ce moment de la guerre, l’empereur Guillaume II vient d'abdiquer et de s'exiler aux Pays-Bas. Le chancelier, Max de Bade, a démissionné et a transmis ses pouvoirs au socialiste Friedrich Ebert. À partir de là, il n’y a plus d’échappatoire pour l’Allemagne, dont le ministre d’Etat est expressément chargé de signer au plus vite l’armistice. L’Armistice de 1918 n’est, cela dit, pas une capitulation en tant que telle. Il a en effet été signé dans l’attente d’un traité de paix définitif.

Pour la partie alliée, les signataires sont: Le maréchal Foch, commandant suprême des forces alliées ; l’Amiral Wemyss, représentant britannique ; le Général Weygand, chef d’Etat-major du Maréchal Foch.
Et du côté allemand :Le représentant plénipotentiaire est civil. Il s’agit de Mathias Erzberger, représentant du gouvernement allemand.

Les signataires de l'Armistice de 1918. © ABECASIS/SIPA

Les conditions de l'armistice de 1918

Les conditions imposées à l’Allemagne sont sans concession :

la remise d’une grande partie de son armement ainsi que de son matériel de transport
l’évacuation de tous les territoires occupés (Alsace-Lorraine comprise) et de la rive gauche du Rhin
la démilitarisation, sur la rive droite du Rhin, d’une zone de 10 kilomètres qui va de la frontière hollandaise à la frontière suisse. Ce qui permet aux Alliés de conserver trois "têtes de pont", Mayence, Coblence et Cologne (les principaux points de passage du Rhin) pour empêcher une reprise de la lutte par l’Allemagne.

11 novembre férié

Le choix de la date du 11 novembre n'est pas un hasard : il s'agit d'un choix "français" puisque cette date tombe pile sur celle de la fête traditionnelle du saint patron des Francs, St-Martin. Le canon s'est  donc tû à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l'année 1918 sur le front au Nord-Est de l'Hexagone… et par conséquent dans toute l'Europe. Les soldats sortent alors des tranchées sans crainte mais les festivités sont forcément endeuillées. À partir de 11 heures du matin le 11 novembre 1918, volées de cloches et sonneries de clairon annoncent la fin des combats sur le front occidental. Ils retentissent après quatre ans de guerre qui ont laissé une France exsangue et 1 500 000 victimes, jeunes pour la plupart. Au total, la Grande Guerre a fait plus de 8 millions de morts et de blessés. À 16h, au Palais Bourbon, Clémenceau lit les conditions d'armistice. Il salue également Alsace et Lorraine tout en rendant hommage à la Nation.

La foule des parisiens manifeste sa joie sur les Grands Boulevards à Paris, le 11 Novembre 1918, à l'annonce de la signature de l'armistice. © STR / AFP

En 1919, le projet de l’hommage à un soldat inconnu mort à la Première guerre, symbole anonyme de tous les "Poilus" morts pour la France, est adopté par les députés français. L’année suivante, le soldat inconnu qui doit être transféré à Paris est désigné par un autre soldat à Verdun, par le dépôt sur un des cercueils d’un bouquet de fleurs. Dans la foulée, en 1920, le Parlement vote la loi suivante à l’unanimité :

"Article 1er : Les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d’un des soldats non identifiés morts au champ d’honneur au cours de la guerre 1914-1918. […]
Article 2 : […] Les restes du Soldat inconnu seront inhumés sous l’Arc de Triomphe." Cela sera fait le 28 janvier 1921.

Le 24 novembre 1922, le Parlement déclare le 11 novembre "fête nationale" avec la dénomination de "Jour du Souvenir". Dès lors, le 11 novembre devient un jour férié. Le 11 novembre de l’année suivante, suite à l’idée émise par plusieurs artistes, une "Flamme du Souvenir" est allumée par le ministre de la Guerre André Maginot. Flamme sacrée qu’un "Comité de la Flamme" a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule.  Elle ne s’est jamais éteinte, même pendant l’Occupation.

Pour la maintenir en vie, une cérémonie très stricte du "ravivage de la flamme" est observée au quotidien depuis 92 ans, toujours la même. Elle a lieu tous les soirs à 18h30. Les Associations sont conduites, en défilé, jusque sous l'Arc de triomphe, avec les porteurs de gerbes en tête puis les portes-drapeaux. Drapeau de "La flamme", clairon et tambour de la Garde républicaine sont disposés aux abords de la Dalle sacrée. La sonnerie de la Flamme retentit ; la flamme est ravivée ; les gerbes déposées. Ensuite, la sonnerie "Aux Morts" résonne, les drapeaux s'abaissent et une minute de silence est suivie. On signe le Livre d'Or, on se salue puis tous se retrouvent enfin au pied de la tombe, pour écouter les musiciens jouer "Honneur au soldat inconnu".

Rendez-vous du 11 novembre

La "flamme du souvenir" qui ne s'éteint jamais, à Paris, sur la tombe du soldat inconnu enterré sous l'Arc de triomphe. © Wikimedia Commons.

En France, la commémoration de l’Armistice – autrement dit de la fin d’une Grande Guerre qui devait être la "Der des Ders" - prendra par la suite une place importante dans la vie nationale, avec des gerbes déposées chaque année, à quelques jours de la Toussaint, fait du hasard, au pied des monuments aux morts de chaque commune ce jour de la "Fête du Souvenir".  Des plaques commémoratives sont également installées dans les lieux publics.

Le dernier poilu français, Lazare Ponticelli, est mort en 2008. Le 11 novembre 2011, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, décide de rendre également hommage à 13 militaires français morts en Afghanistan, autrement dit aux "derniers soldats en date morts pour la France". À l’image du Memorial Day américain. Trente-six ans plus tôt, en 1975, le président de la République Valéry Giscard d’Estaing avait déjà proposé le regroupement d’un hommage de tous les morts de toutes les guerres le 11 novembre, sans succès. En 2012, le nouveau président de la République François Hollande honore la mémoire de l’ensemble des soldats français décédés en opération sans distinction de guerre (il porte bien sûr le traditionnel Bleuet de France à la boutonnière) et respecte le rituel habituel : dépôt d’une gerbe tricolore au pied de la statue de Georges Clémenceau (symbole de la victoire de la Grande Guerre) ; Champs-Élysées remontés escorté par la Garde républicaine ; passage des troupes en revue sur la place Charles-de-Gaulle puis recueillement sur la tombe du soldat inconnu surplombée de l’Arc de triomphe. Néanmoins, un sentiment diffus de "trop de commémoration tue la commémoration" est né en France depuis la fin du XXe siècle, couplé avec la disparition des témoins directs de la Première guerre… reléguée aux pages des manuels d’Histoire.

Une gerbe de fleurs est déposée sur la tombe du soldat inconnu le 11 novembre 2014. © FRANCOIS MORI / POOL / AFP

11 novembre et traité de Versailles

L'Armistice de 1918 mettant fin aux hostilités, il fallait encore mettre foin à la guerre. La signature du Traité de Versailles a lieu le 28 juin 1919… à Versailles. Il condamne lourdement l’Allemagne. "Diktat" sera le terme employé pour désigner ce Traité imposé aux Allemands sans négociations par les vainqueurs de la Première guerre mondiale. Ce traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés. Il a été préparé par les vainqueurs, le Français Clémenceau, le Britannique Lloyd George, l'Italien Orlando et l'Américain Wilson. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or. En Allemagne, ce "diktat" sera  donc vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche.

11 novembre et Saint-Martin

Saint-Martin est saint patron de la France. La tradition chrétienne veut que "Quand Clovis attribua sa victoire de 507 à la protection de Saint-Martin et Saint-Hilaire, Saint-Martin devint alors le saint patron des Francs. Les Mérovingiens furent imités ensuite par les Carolingiens et plus tard par les Capétiens qui se déclarèrent "abbés laïcs de St Martin de Tours".

Pont ou week-end du 11 novembre

Egalement appelé Jour du Souvenir, le 315e jour de l'année (316e en cas d'année bissextile comme cela a été le cas en 2016) peut entraîner un "pont" du mois de novembre, weekend prolongé à la clé pour les salariés comme pour les travailleurs indépendants. En 2018, le jour férié du 11 novembre n'en sera pas vraiment un puisqu'il tombera un dimanche. L'année d'après, le 11 novembre aura en revanche lieu un lundi.

Les photos censurées de la Grande Guerre

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La Déclaration des Droits de l´Homme Pas encore d'évaluation.

Déclaration des droits de l'Homme
La première déclaration des droits de l’homme de l’époque moderne (1776) est celle de l’Etat de Virginie aux Etats-Unis. Elle a été largement copiée par Thomas Jefferson pour la déclaration des droits de l’homme incluse dans la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis et par l’Assemblée française pour la Déclaration française des Droits de l’homme et du citoyen, de même qu’elle aura largement inspiré la Déclaration universelle des Droits de l‘Homme votée par l‘ONU en 1948.

 

En ayant fini avec ce que les révolutionnaires appellent l'Ancien Régime, les députés s'attellent à définir les principes de la société nouvelle, contenus dans la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789.
Les Français ne sont plus des sujets, mais des citoyens. Ils bénéficient de l'égalité des droits (abolition des privilèges), de la liberté, d'aller et de venir, d'exprimer son opinion, de pratiquer ou non une religion (le protestantisme est reconnu), de posséder (y compris des esclaves, dans les colonies, malgré les efforts abolitionnistes de Robespierre et de la Société des Amis des Noirs).
Tous ces principes sont garantis par la Loi, qui émane nécessairement de la nation souveraine et non plus du roi ou de Dieu.

 

 

Texte de la Déclaration des droits de l´homme

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de

l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration

solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du

corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant

être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens,

fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être suprême, les droits suivants de l'homme

et du citoyen.

Article 1er

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Article 2

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la

propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

Article 3

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane

expressément.

Article 4

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que

celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article 5

La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut

être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article 6

La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa

formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux sont également

admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs

talents.

Article 7

Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui

sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi

doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance.

Article 8

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et

promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9

Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait

pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

Source : Conseil constitutionnel

Article 11

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire,

imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Article 12

La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non

pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Article 13

Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être

également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14

Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir

librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15

La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16

Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Article 17

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige

évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Source : Conseil constitutionnel

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La Marseillaise Pas encore d'évaluation.

La Marseillaise

 Le 14 juillet

Le jour de la prise de la Bastille, la fête nationale française, commémore la prise de la Bastille, qui a eu lieu le 14 juillet 1789 et a marqué le début de la Révolution française. La Bastille, une prison qui ne contenait à l´époque que 7 prisonniers, mais qui représentait surtout un symbole du pouvoir absolu et arbitraire de Louis XVI. Sa prise par le peuple a démontré que le pouvoir du roi n'était plus absolu : ce pouvoir devait se fonder sur la Nation et être limité par une séparation des pouvoirs. La Bastille, comme le drapeau tricolore, a symbolisé les trois idéaux de la République : Liberté, Égalité et Fraternité pour tous les citoyens français.

C’est le 6 juillet 1880 que le 14 juillet devint officiellement jour de la Fête nationale française, sur proposition du député Benjamin Raspail, en mémoire de la fête de fédération et la naissance de la République.

 

LA MARSEILLAISE

À l’origine chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté :  « Chant de guerre pour l’armée du Rhin »  composé en  1792 par l’ officier français Rouget de Lisle.

La III République, en 1879, en fait un hymne national. Le statut d’hymne national est de nouveau confirmé dans les constitutions de 1946 et 1958.

Sous son mandat de Président de la République française, Valéry Giscard d’Estaing a fait diminuer le tempo  afin d’atteindre le rythme original de la version de 1887.

La Marseillaise et  les Français

L’étude réalisée par IFOP pour Dimanche Ouest France en 2005 témoigne d’un attachement particulièrement élevé des Français à leur hymne national. Celui-ci se vérifie par l’adhésion des personnes interrogées au principe de l’enseignement de la Marseillaise à l’école (depuis 2005), et  par une opposition très nette à la proposition d’en modifier certaines paroles.

En plus un sondage CSA montre que 62% sont favorables à une sanction pénale maximum de six mois de prison ou  de 7500 euros d’amende en cas d’outrage au drapeau tricolore et à la Marseillaise.

 

TEXTE DE LA MARSEILLAISE et activités

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