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Edith Piaf en 10 chansons Pas encore d'évaluation.

Elle est née il y a un siècle mais sa voix continue de vibrer, en France comme dans le monde: comme à chaque anniversaire, la "Môme Piaf" revit à travers une poignée de livres et des enregistrements revus et corrigés.
Au 72 rue de Belleville à Paris, la naissance d'Édith Giovanna Gassion est célébrée par une plaque commémorative depuis cinquante ans: "Sur les marches de cette maison naquit le 19 décembre 1915 dans le plus grand dénuement Édith Piaf dont la voix, plus tard, devait bouleverser le monde". (suite…)

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Personnages historiques

Pétain et VERDUN Pas encore d'évaluation.

Avant même la fin de la guerre, s’est forgée la légende de l’«homme de la défensive», celui qui avait gagné la bataille de la Meuse en épargnant le sang des soldats… Mais quel fut exactement le rôle de l’ambitieux général dans le tumulte de 1916 ?

La gloire ne s’est pas fait attendre. «Qui n’a entendu raconter l’arrivée du général Pétain à Verdun, par la neige, un soir d’hiver ?» s’exclame ainsi l’un des grands quotidiens de l’époque, L’Echo de Paris, dans son édition du 7 janvier 1917. A peine un mois après la fin de la bataille, la légende est déjà en marche. Le dithyrambe ne faiblira plus, qui va faire du «sauveur de Verdun» pour longtemps le plus populaire des généraux français de la Grande Guerre.

Cette gloire, Philippe Pétain, en 1914, ne s’y attendait guère, ne l’espérait plus. A vrai dire, ce colonel de 58 ans, déjà proche de la retraite, s’en souciait assez peu. Sa carrière de militaire en temps de paix – lente pour cette raison – n’en a pas moins été honorable, même plutôt brillante. Né en 1856 dans une famille de paysans picards, saint-cyrien à 20 ans, il appartient durant sa jeunesse et sa maturité à «une armée décidée à tirer résolument les leçons de la défaite de 1870», écrit l’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon dans une biographie très documentée (Pétain, éditions Perrin, 2014). Peu tenté d’accélérer son avancement en contribuant à la construction de l’empire colonial en Afrique et en Asie, cet officier sans combat, mais qui rédige et réfléchit bien, mène une carrière surtout intellectuelle.
Il est l’un des rares à pressentir l’importance de l’artillerie et de l’aviation
A partir de 1901, durant une dizaine d’années, il instruit l’élite des officiers à l’Ecole de guerre. Il y développe une théorie nourrie par les réflexions que lui inspirent la guerre des Boers (1899-1902) et la guerre russo-japonaise de 1905. A la doctrine, qui prévaut au grand état-major, de l’offensive à tout prix, il oppose la prépondérance du feu, c’est-à-dire de l’artillerie. L’armement moderne, à ses yeux, a rendu contre-productif cette «sorte de marée montante qui doit s’avancer inébranlable sous le feu». C’est, dit-il, durant un de ses cours donné à l’Ecole de guerre vers 1910 «l’attaque à coup d’hommes dans sa manifestation la plus brutale, une espèce de jeu de massacre». Il faut privilégier les positions en profondeur contre le maintien meurtrier des positions en première ligne. Bref, l’élément moteur de l’offensive, à l’ère industrielle, ce ne sont plus les hommes – qu’il faut préserver, les ressources humaines n’étant pas inépuisables –, c’est la technique : «L’artillerie conquiert, l’infanterie occupe.» Il va jusqu’à s’intéresser à l’aviation comme instrument de reconnaissance. Mais aussi parce qu’elle permettrait d’accroître la portée de l’artillerie terrestre. A la même époque, le futur maréchal Foch déclare devant un journaliste que l’aviation militaire n’a aucun avenir : «Tout ça, voyez-vous, c’est du sport, mais pour l’armée, c’est zéro.» Ces théories nouvelles, le colonel les expose lors de cours fréquentés par le gotha de l’armée, avec une force de conviction qui ne lui vaut pas que des amis. Il emporte l’adhésion de plusieurs hauts gradés et d’un tout jeune saint-cyrien qui, en 1912, sert sous ses ordres et le reconnaît comme son maître, Charles de Gaulle.

En août 1914, Pétain a cru comme tout le monde que la guerre serait courte – quelques semaines, tout au plus. Le théoricien passe à la pratique et les résultats sont là : il couvre avec efficacité la retraite du général Lanrezac en Belgique ; il participe en septembre à la victoire de la Marne en prônant l’importance de l’artillerie et le recours à l’aviation ; il est le seul à réussir une percée du front allemand en Artois, le 9 mai 1915 ; enfin, Pétain se distingue en septembre lors de la nouvelle offensive (qu’il a formellement désapprouvée) lancée en Champagne par Joffre, ce qui oblige le généralissime à reconnaître «son sens très exact des réalités». La réalité, c’est que cette première année de guerre est catastrophique pour l’armée française, saignée à blanc, puis enlisée dans les tranchées. Si le colonel, en ces quelques mois, a gravi les derniers échelons de la hiérarchie militaire – général de brigade, puis général de division, enfin général commandant la 2e armée – c’est que Pétain, comme l’écrit Henri Amouroux (Pétain avant Vichy, éd. Fayard, 1967), «avance moins grâce à ses succès […] que par les défaites des autres. Pour le jeter au premier plan, il faudra l’extrême péril».

Et c’est le tonnerre de Verdun. L’attaque frontale des Allemands, le 21 février 1916, contre ce complexe fortifié, est d’une brutalité à laquelle on ne s’attendait pas Sous les monstrueux coups de boutoir de l’artillerie allemande, la panique gagne jusqu’au Grand Quartier général de Chantilly (GQG), où Joffre est retenu de sonner la retraite par Aristide Briand, accouru de Paris. Selon le président du Conseil, il faut, pour le moral de la nation, après les terribles sacrifices de l’année précédente, tenir à tout prix. Joffre, sur les conseils de son bras droit, le général de Castelnau (voir ""Édouard de Castelnau, premier défenseur de Verdun"" à la fin de l'article), se tourne alors vers celui qu’il tient en réserve depuis l’offensive en Champagne : le général Pétain et la 2e armée – des troupes fraîches, commandées par un homme que n’a pas encore contaminé le vent de panique qui souffle sur la Meuse. Le 25 février au matin, au GQG de Chantilly qui lui semble une «maison de fous», Pétain est reçu par un Joffre imperturbable : «Eh bien ! Pétain, vous savez que ça ne va pas mal du tout !» En fait, le généralissime soupçonne que Verdun, pour le général allemand von Falkenhayn, est un objectif secondaire, une opération de diversion. Et qu’il faut s’attendre à des attaques sur d’autres points du front. A moins qu’il s’agisse pour les Allemands de prévenir les offensives alliées en sapant le moral des Français. Il faut donc tenir Verdun, mais pas au point de compromettre la stratégie globale de l’Entente, c’est-à-dire l’offensive que Joffre prépare avec les Anglais sur la Somme. Tel est le litige qui va opposer les deux hommes.
Contrairement à Joffre, il estime que si Verdun tombe, le sort de la France est scellé
Pétain arrive à Souilly, son nouveau quartier général, au sud de Verdun, le 25 février au soir, alors que le fort de Douaumont vient de tomber. Atteint d’une double pneumonie, grelottant de fièvre, mais bien secondé par son état-major et par le général de Castelnau, il envisage rapidement et froidement la situation. Il entreprend aussitôt d’organiser une «position de résistance» pour une bataille qu’il pressent longue. Ces mesures visent à assurer la logistique, à rééquilibrer les forces d’artillerie (de cinq contre un en faveur des Allemands), à limiter l’usure des divisions engagées en assurant la relève régulière des unités combattantes dès qu’elles ont perdu un tiers de leurs effectifs. C’est ainsi que pendant dix mois, les deux tiers de l’infanterie française seront acheminés de Bar-le-Duc à Verdun par la Voie sacrée.

La vision qu’il a de cette bataille diffère du tout au tout de celle de Joffre. Pour Pétain, les Allemands ont réellement l’intention de prendre Verdun, d’ouvrir une brèche vers le sud, de couper l’armée française en deux et, après ce coup comparable à celui de Sedan en 1870, de foncer sur Paris. L’enjeu est énorme. L’issue de la guerre en dépend. Il ne s’agit pas d’une défense symbolique ou simplement morale, il faut empêcher une percée qui risque d’entraîner la capitulation d’une bonne partie de l’armée française. L’héroïque sacrifice des premiers défenseurs (notamment des deux bataillons de chasseurs du lieutenant-colonel Driant) lui a offert un précieux répit. «Il était moins cinq», écrira-t-il. Désormais, il faut tenir, durer, jusqu’à ce que l’ennemi s’use à son tour.
«Courage, on les aura !» : son cri de résistance lui vaut l’admiration des poilus
Joffre approuve ces premières dispositions, puis s’inquiète de cette stratégie purement défensive, dévoreuse d’hommes et de matériels. Les 1er et 5 mars, en visite à Verdun, il exhorte Pétain à reprendre le terrain conquis par les Allemands. Son opinion est que l’effet de l’artillerie doit être «ramené à sa juste valeur» qui est inférieure au «facteur moral» : en substance, que l’importance des dégâts compte moins que l’enthousiasme crée par l’énergie d’une offensive. Il faut attaquer. Pétain est d’un avis contraire. La situation a empiré, les pertes s’aggravent. Du 5 au 9 mars, puis du 10 au 15, puis du 20 au 22, enfin les 9 et 10 avril, il doit faire face à d’épouvantables assauts. C’est l’enfer d’une bataille sans cesse recommencée. Son ordre du jour du 9 avril se termine par un «Courage, on les aura !» qui retentit dans toute la France. De fait, l’attaque allemande marque le pas. Les hommes du Kronprinz s’enlisent. Cependant, à Chantilly, Joffre s’impatiente. Pétain donne à cette bataille interminable et coûteuse une «importance exagérée». Il faut en finir. Pourquoi tarde-t-il à retourner la défense en offensive ? «Pétain la pétoche», murmure-t-on. Au fond, il est «plus un organisateur qu’un chef militaire». Le général Brugère note que «Pétain serait surfait». Finalement, ne pouvant évincer l’artisan (déjà très célèbre) de ce qui est tout de même un succès, Joffre l’éloigne en lui offrant une promotion. Le 1er mai, Pétain est nommé commandant du Groupe d’armées du Centre, avec 800 000 hommes sous ses ordres, dont ceux de l’armée de Verdun, qu’il ne commandera plus directement.

Sur le terrain lui succède le général Nivelle, secondé par le général Mangin. C’est alors, de mai à juillet, sous leur direction, en dépit des mises en garde répétées de leur prédécesseur, une suite d’offensives qui sont autant d’échecs sanglants. Il faut attendre septembre, l’offensive qui a commencé sur la Somme, les opérations qui ont repris en Russie (offensive Broussilov) et le remplacement de Falkenhayn par Hindenburg, pour que Nivelle et Mangin, le 25 octobre, reprennent Douaumont contre une 5e armée allemande démoralisée. On revient peu à peu à la ligne de front de février 1916. Ce n’est pas exactement une victoire française, mais c’est un échec allemand. La gloire en revient à Nivelle et Mangin – Nivelle le «massacreur», Mangin le «mangeur d’hommes», comme les ont surnommés les poilus. Ils sont officiellement déclarés les «vainqueurs de Verdun», jusqu’à ce mois d’avril 1917 où leur obsession de l’offensive se fracasse dans la Somme sur le Chemin des Dames : 70 000 tués pour rien. C’est alors l’irrésistible retour dans le cœur de l’opinion de celui qui, dans «l’extrême péril», a su manier «l’art du réel et du possible» (selon de Gaulle). Pétain réprime (avec mesure) les mutineries de centaines de soldats désespérés, remonte le moral de l’armée et décide, comme à Verdun en 1916, de gagner du temps : «J’attends les Américains et les chars.» «Il fut le plus humain et le plus proche de notre misère», dira un député de gauche, Pierre Cot, lorsque Pétain sera nommé ministre de la Guerre en 1934. Cette parole d’un rescapé de l’enfer exprime bien l’admiration que portaient encore les poilus et l’empreinte qu’il laissa dans les esprits. Les députés s’en souviendront lorsqu’ils accorderont les pleins pouvoirs au vieux maréchal en 1940.

Édouard de Castelnau, premier défenseur de Verdun

Au commencement de la carrière de Pétain, il y a Castelnau. Ce seigneur du Languedoc, 63 ans en 1914, que les Allemands estimaient pour son «talent militaire et sa chevalerie», est pourtant aujourd’hui sorti des livres d’histoire. Une injustice ? Du 24 au 26 août 1914, commandant la 2e armée, ses exploits prolongent la victoire de la Marne vers l’est. Du 31 août au 11 septembre, en Lorraine, il remporte la bataille du Grand Couronné qui lui vaut d’être appelé le «Sauveur de Nancy». En 1915, à la tête du Groupe d’armées du Centre, il dirige l’offensive de Champagne : en quelques jours, il fait 25 000 prisonniers, prend 125 canons et pénètre de quelques kilomètres en territoire allemand. Le généralissime Joffre lui propose alors de devenir son principal adjoint. En février 1916, Castelnau prend très au sérieux, contre l’avis de tous, la rumeur d’une attaque imminente contre Verdun. Il se hâte d’en faire évacuer les civils, fait venir des Vosges des renforts considérables en troupes et en artillerie. Au premier coup de canon, il convainc les généraux de conserver à tout prix la rive droite de la Meuse, afin que ses crêtes ne deviennent pas des bases de tir pour l’artillerie allemande. Il impose à Joffre, pour mener ce combat, le général Pétain. Les deux hommes, de la même génération, ont des affinités. Castelnau est aussi hostile à la philosophie de «l’attaque à outrance». Joffre lui reprochera son pessimisme, qui est aussi un réalisme. Les jeunes officiers du GQG le traitent de «catastrophard». Il discerne pourtant avec Pétain l’importance de la coopération interarmes et de l’aviation militaire. Du 20 au 26 février, il prend les mesures drastiques sans lesquelles Pétain n’aurait sans doute pas tenu à Verdun. Castelnau a exercé sur le sort de cette bataille une influence décisive. Homme de droite, ce catholique royaliste est surnommé le «capucin botté». Après la guerre, il milite pour l’abrogation des lois laïques et la «restauration d’une cité chrétienne». Député de l’Aveyron de 1919 à 1924, il fonde la Fédération nationale catholique pour mettre en échec le projet d’offensive anticléricale du Cartel des gauches. De quoi indisposer les responsables de la IIIe République ! Il n’aura jamais son bâton de maréchal… Il meurt à 92 ans, en 1944, ayant traversé les trois grandes guerres franco-allemandes

Photo : Bain News Service / Wikimedia Commons

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LA FIN DE LA COUPE D´EUROPE DE FOOTBALL FRANCE 2016 5/5 (1)

Le Championnat d'Europe UEFA de football masculin 2016, communément abrégé en Euro 2016, est la quinzième édition du Championnat d'Europe de football, compétition organisée par l'Union des associations européennes de football et rassemblant les meilleures équipes masculines européennes. Il se déroule en France du 10 juin au 10 juillet 2016. Les matchs d'ouverture et de clôture du championnat se joueront au Stade de France (Saint-Denis).

À partir de cette édition, le nombre de participants passe de 16 à 24 équipes. De nombreuses nouvelles équipes ont obtenu leur première qualification à un Euro en profitant ou non de cet élargissement. L'Euro 2016 marque la première participation de l'Islande et de l'Albanie à une compétition internationale. Elle marque également la première participation à un Euro de la Slovaquie, du pays de Galles et de l'Irlande du Nord. L'Ukraine et l'Autriche ont acquis leur qualification pour la première fois sur le terrain, les deux équipes ayant déjà participé à des éditions antérieures en étant directement qualifiées en tant que pays hôtes. La Belgique est de retour dans cette compétition après seize ans d'absence et la Hongrie a mis fin à une absence de 44 ans en championnat d'Europe et de trente ans de toutes compétitions internationales.

À l'inverse, trois anciens champions d'Europe sont absents. Les Pays-Bas, champions d'Europe 1988, finalistes du mondial 2010 et troisièmes du mondial 2014, ont terminé quatrièmes de leur groupe. La Grèce, championne d'Europe 2004, quart-de-finaliste en 2012 et huitième-de-finaliste du dernier Mondial, a terminé dernière de son groupe de qualification. Le Danemark, champion d'Europe 1992, a échoué en barrages. Récent mondialiste en 2014 et tête de série au tirage au sort des éliminatoires, la Bosnie-Herzégovine a également été éliminée lors des barrages.

Au premier tour de la compétition à partir du 10 juin, les vingt-quatre formations sont réparties en six poules (ou groupes) de quatre équipes. Les têtes de série sont la France (groupe A), l'Angleterre (groupe B), l'Allemagne (groupe C), l'Espagne (groupe D), la Belgique (groupe E) et le Portugal (groupe F). Les deux premiers de chaque poule ainsi que les quatre meilleurs troisièmes se qualifient pour la phase éliminatoire de la compétition, à partir des huitièmes de finale. À la fin de la phase de poules le 22 juin, le tableau éliminatoire fait apparaitre dans sa partie basse cinq équipes championnes du monde (Allemagne, Italie, Espagne, France et Angleterre) totalisant onze titres planétaires. Une seule d'entre-elles pourra donc atteindre la finale qui aura lieu le 10 juillet 2016 au Stade de France.

Ce championnat d'Europe sert également à déterminer quel sera le représentant européen à la Coupe des confédérations 2017. La Russie, pays hôte de la compétition, et l'Allemagne, championne du monde, sont assurées d'y figurer. Si une nation tierce remporte l'Euro, elle sera automatiquement qualifiée ; si l'Allemagne gagne, ce sera le finaliste qui participera à la Coupe des confédérations.

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Fêtes françaises

Le défilé du 14 juillet n’a pas toujours eu lieu sur les Champs-Élysées Pas encore d'évaluation.

Le défilé du 14 juillet n’a pas toujours eu lieu sur les Champs-Élysées","le-defile-du-14-juillet-n-a-pas-toujours-eu-lieu-sur-les-champs-elysees","Initié à la fin du XIXè siècle sur l’hippodrome de Longchamp, le défilé militaire a aussi parcouru l’est parisien sous Giscard d’Estaing.
Issue de la Révolution française, la tradition du défilé militaire du 14 juillet n’a cependant connu son essor qu’en 1880, avec l’institutionnalisation de la Fête nationale française. La parade a alors lieu sur l’hippodrome de Longchamp, jusqu’en 1914. C’est à la fin de la Première guerre mondiale que le défilé national aura lieu chaque année sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris.

En 1945, suite à la période de l’Occupation, a lieu le premier défilé après la Libération de Paris et de la France. Il se déroule à la Bastille, mais les engins motorisés parcourent Paris depuis les Champs-Élysées.

Ayant pour volonté affichée de renouer avec la « tradition révolutionnaire » associée à la prise de la Bastille,Valéry Giscard d’Estaing (président de la République de 1974 à 1981) déplace le défilé dans Parischaque année, avec tout de même un retour fréquent aux Champs-Élysées :

1974 : Bastille à République
1975 : Cours de Vincennes
1976 : Champs-Élysées
1977 : École militaire
1978 : Champs-Élysées
1979 : République à Bastille
1980 : Champs-Élysées

Depuis la présidence de François Mitterrand, le défilé militaire du 14 juillet a définitivement repris place sur les Champs-Élysées.
[caption id="attachment_1059" align="alignnone" width="300"] 14 juillet 2013[/caption]

Au delà du défilé national, il existe des défilés militaires dans plusieurs villes de France, où paradent des troupes implantées localement.
Source : Élysée

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Fêtes françaises

14 juillet 1789 dans le journal de Louis XVI : « Rien » ? Pas encore d'évaluation.

Le roi faisait en fait un simple compte-rendu de sa journée de chasse.

Vous avez sûrement déjà lu dans vos livres d’Histoire ou entendu votre instituteur/trice vous raconter que le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, Louis XVI avait écrit dans son journal un simple mot :Rien.

Certains en tirent des conclusions hâtives et malheureuses, comme si le roi n’avait porté aucun intérêt à la prise de la Bastille et aux autres événements parisiens de la Révolution.

Le journal que tenait Louis XVI était en fait à la fois un compte-rendu de ses journées de chasse à Versailles et des événements auquel il prenait part (voyages, cérémonies, etc.). Le tout en une ligne par jour, pas plus ! Le « Rien » du 14 juillet fait écho à de nombreux autres « Rien » ou « Rien du tout » qui parsèment son journal, signifiant que le roi n’avait fait aucune prise de gibier ou n’avait pas directement participé à un événement.

Comme l’expliquePhilippe Lejeune,Louis XVI faisait preuve dans son journal d’un détachement surprenant face à ce qui se passait. Une manière d’évacuer la pression trop forte : à y lire les jours qui entourent le 22 juin 1791, on n’a par exemple aucun indice permettant d’apprendre que le roi et sa famille ont été arrêtés à Varennes !

Au moment d’écrire son journal à propos du 14 juillet, Louis XVI savait en tout cas parfaitement ce qu’il était advenu ce jour : il n’écrivait son journal que le mois suivant à partir de notes quotidiennes du mois précédent. C’est donc en août 1789 que le roi Louis XVI écrivit ce fameux « Rien » du 14 juillet.

Le lendemain du 14 juillet à son réveil, apprenant la nouvelle par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, Louis XVI lui aurait demandé :
– « C’est une révolte ? »
– « Non sire, ce n’est pas une révolte, c’est une révolution », lui aurait alors répondu La Rochefoucauld !
SOURCE : PHILIPPE LEJEUNE, « RIEN » : JOURNAUX DU 14 JUILLET 1789, 2005
ILLUSTRATION : LA PRISE DE LA BASTILLE (1789) PEINTE PAR JEAN-PIERRE HOUËL

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Fêtes françaises

Le 14 juillet ne commémore pas la prise de la Bastille Pas encore d'évaluation.

La fête nationale française commémore la fête de la Fédération.

La fête nationale française a lieu le 14 juillet, vous le savez probablement. Mais pourquoi cette date ? Si vous alliez répondre « la prise de la Bastille« , et bien ce n’est pas tout à fait cela.

Certes, la prise de la Bastille a bien eu lieu le 14 juillet 1789. Mais ce n’est pas la prise de la Bastille qui est fêtée en France chaque année. C’est un tout petit peu plus subtil : la fête nationale française commémore la fête de la Fédération. Celle-ci eut lieu le 14 juillet 1790, premier anniversaire de la prise de la Bastille, à l’initiative de La Fayette pour fêter les fédérés des gardes nationales de France. Elle se voulait un événement de réconciliation et d’unité des Français.

En 1880, le député Benjamin Raspail propose l’adoption du 14 juillet comme fête de la République française. Au Sénat, de vives discussions ont lieu, car cette date est loin de faire l’unanimité. Pour la fête nationale française, on veut un symbole de l’unité de la nation, de la naissance de la République.

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, est un de ces symboles. Mais il est jugé trop douloureux et sanglant par les sénateurs. C’est donc le 14 juillet 1790, celui de la fête de la Fédération, qui sera préféré, n’ayant « coûté ni une goutte de sang ni une larme »1.

On peut néanmoins voir dans ce choix à double sens une sorte de concensus : si officiellement le 14 juillet en France commémore la fête de la Fédération, il peut très facilement faire écho au 14 juillet de la prise de la Bastille.
On le remarque d’ailleurs aisément par le glissement de date dans la mémoire collective. Pour la plupart des Français, la fête nationale commémore la prise de la Bastille du 14 juillet 1789. Il ne vous reste plus qu’à faire le test autour de vous !

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gastronomie

08 JUIN UNESCO gastronomies patrimoine culturel Pas encore d'évaluation.

UNESCO  gastronomies patrimoine culturel immatériel de l´Humanité…seulement 4 gastronomies sont actuellement classées de la sorte :
La cuisine traditionnelle mexicaine - culture communautaire, vivante et ancestrale, le paradigme de Michoacán
Inscrit en 2010 (5.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Pays : Mexique

La cuisine traditionnelle mexicaine est un modèle culturel complet qui rassemble des pratiques agricoles, rituelles, des talents de longue date, des techniques culinaires et des coutumes et manières communautaires ancestrales. Cela est rendu possible grâce à la participation collective dans la chaîne alimentaire traditionnelle tout entière : de la plantation et la récolte à la cuisson et à la dégustation. La base du système est fondée sur le maïs, les haricots et le piment chili ; les méthodes agricoles uniques comme la milpa (champ de maïs et autres cultures par rotation sur brûlis) et la chinampa (îlot de culture artificiel dans une zone lacustre) ; les procédés de cuisson, comme la nixtamalisation (décorticage du maïs à l’eau de chaux qui augmente sa valeur nutritive) ; et les ustensiles particuliers comme la pierre meulière et le mortier en pierre. Des ingrédients autochtones, parmi lesquels figurent des variétés de tomates, de courges, d’avocats, de cacao et de vanille, s’ajoutent aux produits alimentaires de base. La cuisine mexicaine est élaborée et chargée de symboles, avec les tortillas et les tamales quotidiens, tous deux à base de maïs, qui font partie intégrante des offrandes du Jour des Morts. Des collectifs de cuisinières et d’autres praticiens consacrés au développement des cultures et de la cuisine traditionnelle sont constitués dans l’État du Michoacán et dans tout le Mexique. Leurs savoirs et techniques sont l’expression de l’identité communautaire, renforcent les liens sociaux et consolident les identités nationale, régionale et locale. Ces efforts accomplis dans le Michoacán soulignent également l’importance de la cuisine traditionnelle comme moyen de développement durable.
Le repas gastronomique des Français
Inscrit en 2010 (5.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Pays : France

Le repas gastronomique des Français est une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes, tels que naissances, mariages, anniversaires, succès et retrouvailles. Il s’agit d’un repas festif dont les convives pratiquent, pour cette occasion, l’art du « bien manger » et du « bien boire ». Le repas gastronomique met l’accent sur le fait d’être bien ensemble, le plaisir du goût, l’harmonie entre l’être humain et les productions de la nature. Parmi ses composantes importantes figurent : le choix attentif des mets parmi un corpus de recettes qui ne cesse de s’enrichir ; l’achat de bons produits, de préférence locaux, dont les saveurs s’accordent bien ensemble ; le mariage entre mets et vins ; la décoration de la table ; et une gestuelle spécifique pendant la dégustation (humer et goûter ce qui est servi à table). Le repas gastronomique doit respecter un schéma bien arrêté : il commence par un apéritif et se termine par un digestif, avec entre les deux au moins quatre plats, à savoir une entrée, du poisson et/ou de la viande avec des légumes, du fromage et un dessert. Des personnes reconnues comme étant des gastronomes, qui possèdent une connaissance approfondie de la tradition et en préservent la mémoire, veillent à la pratique vivante des rites et contribuent ainsi à leur transmission orale et/ou écrite, aux jeunes générations en particulier. Le repas gastronomique resserre le cercle familial et amical et, plus généralement, renforce les liens sociaux.
Le washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An
Inscrit en 2013 (8.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Pays : Japon

Le washoku est une pratique sociale basée sur un ensemble de savoir-faire, de connaissances, de pratiques et de traditions liés à la production, au traitement, à la préparation et à la consommation d’aliments. Il est associé à un principe fondamental de respect de la nature étroitement lié à l’utilisation durable des ressources naturelles. Les connaissances de base ainsi que les caractéristiques sociales et culturelles associées au washoku sont généralement visibles lors des fêtes du Nouvel An. Les Japonais préparent divers mets pour accueillir les divinités de la nouvelle année : ils confectionnent des gâteaux de riz et préparent des plats spéciaux joliment décorés, à base d’ingrédients frais ayant chacun une signification symbolique. Ces plats sont servis dans une vaisselle spéciale et partagés par les membres de la famille ou de la communauté. Cette pratique favorise la consommation d’ingrédients d’origine naturelle et de production locale tels que le riz, le poisson, les légumes et des plantes sauvages comestibles. Les connaissances de base et les savoir-faire associés au washoku, comme le bon assaisonnement des plats cuisinés à la maison, se transmettent au sein du foyer lors du partage des repas. Les associations locales, les enseignants et les professeurs de cuisine jouent également un rôle dans la transmission des connaissances et du savoir-faire, par le biais de l’éducation formelle et non formelle ou par la pratique.
La diète méditerranéenne
Inscrit en 2013 (8.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Pays : Chypre, Croatie, Espagne, Grèce, Italie, Maroc, Portugal

La diète méditerranéenne implique un ensemble de savoir-faire, de connaissances, de rituels, de symboliques et de traditions qui concernent les cultures, les récoltes, la cueillette, la pêche, l’élevage, la conservation, la transformation, la cuisson et, tout particulièrement, la façon de partager la table et de consommer les aliments. Manger ensemble constitue le fondement de l’identité et de la continuité culturelles des communautés du bassin méditerranéen. C’est un moment d’échange social et de communication, d’affirmation et de refondation de l’identité de la famille, du groupe ou de la communauté. La diète méditerranéenne met l’accent sur les valeurs de l’hospitalité, du bon voisinage, du dialogue interculturel et de la créativité, et sur un mode de vie guidé par le respect de la diversité. Elle joue un rôle important dans les espaces culturels, les fêtes et les célébrations en rassemblant des populations de tous âges, classes et conditions. Elle inclut l’artisanat et la production d’objets pour le transport, la conservation et la consommation des aliments, entre autres les plats en céramique et les verres. Les femmes jouent un rôle essentiel dans la transmission des savoir-faire et des connaissances de la diète méditerranéenne, dans la sauvegarde des techniques, dans le respect des rythmes saisonniers et des ponctuations festives du calendrier, et dans la transmission des valeurs de l’élément aux nouvelles générations. De même, les marchés jouent un rôle clé en tant qu’espaces de culture et de transmission de la diète méditerranéenne, dans l’apprentissage quotidien de l’échange, du respect mutuel et de l’accord.

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