Pas d'image
carnaval

Les symboles du Carnaval Pas encore d'évaluation.

Malgré la diminution du nombre, il y en a en France un peu partout, à Cholet, Nantes, à Scaër dans le  Finisterre, à Cherbourg, à Mulhouse, à Chalon sur Saône, à Albi, à Limoux dans l'Aude.. Celui de Nice est célèbre pour ses batailles de fleurs, ses grosses têtes en carton pâte et ses chars fleuris qui défilent avec des fanfares. Celui de Dunkerque est original avec ses parapluies multicolores très fantaisistes, ses bandes où les carnavaleux défilent dans les rues derrière la musique et ses bals.

Lors de ces fêtes de Carnaval on retrouve toujours le principe d'inversion au travers des costumes et des jeux (maître/esclave, homme/femme), on se déguise, on fait ripailles, on offre des cadeaux, chants et danses sont de la fête.
Par opposition au Carême, le Carnaval est une période d'excès joyeux, de gras contre maigre. Dans tous les carnavals, les gens dansent, mangent et se déguisent, les règles et interdits habituels sont suspendus.
Chars géants, parades, bals masqués, confettis et serpentins, fanfares, c'est la période des excès démonstratifs !
Chaque pays à sa propre interprétation des réjouissances avec toujours un même objectif : faire la fête !

  Les symboles de Carnaval : Le déguisement ; les masques et les costumes;La musique, orchestre ou fanfare ; La parade qui consiste en un défilé des personnes déguisées accompagnées avec de la musique ; Les chars en général fleuris et très fantasques ; Les Grosses têtes ; les confettis ;les danseurs et la samba .

 

Lire plus!
Pas d'image
carnaval

La bataille de fleurs-Carnaval de Nice Pas encore d'évaluation.

Un char de la bataille de fleurs en 2009

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carnaval_de_Nice

Alphonse Karr est à l'origine de la première bataille de fleurs en 1876. Cet écrivain français d'origine allemande, passionné par les fleurs et résidant à Nice, souhaitait un spectacle où les gens pourraient se jeter d'odorants bouquets au visage. Ainsi en 1876, Andriot Saëtone créa la première bataille de fleurs sur la promenade des Anglais.

La bataille de fleurs se déroule pendant la période de carnaval. Elle est le complément des caricatures et autres figures grotesques des corsi et se présente sous la forme d'une parade de vingt chars fleuris où de jeunes femmes et désormais jeunes hommes lancent des fleurs aux spectateurs. Des troupes musicales ou d’art de rue, venues des quatre coins du monde, prennent place entre les chars comme pour le corso carnavalesque.

Lors de ces batailles, 90 % des fleurs lancées comme le mimosa, le lys ou les marguerites, poussent sur les collines de la région. Les producteurs locaux plantent à l'automne les variétés qui constitueront le décor végétal du char, fruit de la collaboration avec les fleuristes. Entre quarante et cinquante heures de travail par char est nécessaire. Ce travail est d'autant plus difficile que le piquage se fait au dernier moment pour garantir la fraîcheur des fleurs. De nos jours, la bataille entre spectateurs n'a plus lieu, elle est devenue un lancé d'environ 100 000 fleurs de char au public, afin de mettre en avant la beauté des costumes et des chars fleuris.

Depuis 2005, le thème des batailles de fleurs s'accorde à celui des corsi carnavalesques. Un ou plusieurs plasticiens sont alors chargés de l’identité visuelle des chars. La réalisation proprement dite est quant à elle, assurée par « l'Amical des fleuristes réalisateurs de bataille de fleurs de la ville de Nice ». Les costumes sont confectionnés dans un atelier de création spécialement dédié aux batailles de fleurs
LES BATAILLES DE FLEURS
Créé en 1830, lors du séjour à NICE du roi Charles - Félix, les batailles de fleurs sont devenues les fêtes les plus réputées de la Côte d’Azur.

En 1874, Le carnavalier Jean CUGGIA, auteur du char de la paix, épuisa pour une seule journée de corso, près de 15 000 bouquets de fleurs.

En 1876, la première bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais a lieu, sur l’instigation d’Alphonse Karr et du Comte de Cessole : c’était une fête apollinienne, esthétique où défilaient l’"élite" de la société, dans des voitures fleuries.
Aujourd’hui, un corso de bataille de fleurs comprend un défilé de quelques trente chars entièrement fleuris qui illustrent un thème allégorique. De superbes mannequins, somptueusement maquillés et habillés de rutilants costumes de plumes, paillettes et strass créés par le talentueux Francis Carols, lancent au public des bouquets de fleurs.

Des formations musicales françaises et étrangères se joignent au défilé et créent l’ambiance.
Un char fleuri mesure 6 m de haut, 7 m de long, 2m de large. La décoration est faite à la main, à l’aide de pétales de milliers de fleurs, collés un à un, dans la nuit et la matinée qui précèdent chaque "bataille". Oeillets, roses, glaïeuls, tokios, gerberas, mimosas, dalhias, liliums, etc...sont soigneusement piqués dans des pains de mousse spéciale, gardant la fleur fraiche.
Par char, on place 60 à 70 coussins de mousse supportant 60 à65 fleurs et feuillages, soit 3600 à plus de 4000 tiges. La garniture "pétales" nécessite 80 à 100 bottes d’oeillets de 50 fleurs chacune, soit quelques 5000 fleurs.

D’après l’ouvrage: "Carnaval à Nice" Annie Sidro. Edition Serre. http://www.nice.fr/Culture/Histoire-et-culture-nicoises/Le-Carnaval

Le Carnaval de Nice, l’un des plus importants du Monde par le nombre de grosses têtes, sujets et chars en carton pâte, repose complètement sur la participation des carnavaliers. Ces hommes et ces femmes qui consacrent des milliers d’heures de travail à la réalisation de leurs oeuvres ne sont pas des professionnels. Ils exercent des métiers et réservent leurs loisirs à la création carnavalesque. La subvention allouée à l’issue du concours leur permet de couvrir les frais engagés. Jusqu’à ces dernières années, le système parenté-cooptation était primordial pour la formation. ww.nice.fr/Culture/Histoire-et-culture-nicoises/Le-Carnaval

La ville de Nice doit notamment sa réputation internationale à la culture des fleurs qui y est pratiquée depuis le XVIIIe siècle. La culture des fleurs a vraisemblablement vu le jour à Nice dès le XVIIIe siècle. Le médecin écossais Tobias Smollett rapporte qu'à cette époque des œillets étaient déjà expédiés par la poste à Turin, Paris ou même Londres …

Selon divers auteurs, cette culture "commerciale" de la fleur est ensuite tombée en désuétude avec la Révolution. Cette tradition aurait été ressuscitée par Alphonse Karr venu s’installer à Nice au milieu du XIXe siècle.
Alphonse Karr développe la culture florale hors serre et l’expédition de ses produits à travers toute l’Europe : roses, œillets, héliotropes, résédas et anémones, mais aussi renoncules, cyclamens, violettes, iris et fleurs d’orangers. Il est aussi le premier à avoir ouvert un commerce de fleurs en centre-ville pour le plus grand plaisir des hivernants.
L’essor de la floriculture niçoise a ensuite été soutenu par deux innovations techniques : l’arrivée du chemin de fer à Nice en 1863 et l’adduction d’eau de la Vésubie en 1885. Ces innovations ont permis d’exporter la production locale dans toute l’Europe et de développer l’irrigation sur les collines de Nice.
A noter : la culture des fleurs couvrait alors jusqu'à 1000 hectares, ce qui plaçait Nice au premier rang mondial des villes productrices de fleurs.
Au début du XXe siècle, 2000 exploitations, généralement de petite taille, étaient réparties sur les collines de Nice. A partir des années 1960, la floriculture a pourtant commencé à régresser devant l'urbanisation croissante des plaines. http://www.gralon.net/articles/commerce-et-societe/agriculture-et-peche/article-les-fleurs-de-nice---une-longue-tradition-3740.htm

Lire plus!
Fêtes françaises

le 11 novembre : l´Armistice Pas encore d'évaluation.

Le 11 Novembre :

Armistice (1918) : Le 11 Novembre commémore la fin de la première guerre mondiale ; l’Allemagne signe l’armistice et restitue l’Alsace et la Lorraine à la France, après quatre ans d’hostilités, qui ont fait quelque neuf millions de morts, dont 1 390 000 pour la France. C’est aussi un jour férié pour certains pays (entre autre France, Belgique) ; institué en France par une loi du 24 octobre 1922 ; c'est le jour du souvenir. De nombreuses rues, par exemple en France, sont dénommées du Onze-Novembre. L'expression est dans ce cas un nom propre, avec trait d'union et majuscule à la deuxième partie du nom.

https://www.linternaute.com/sortir/guide-des-loisirs/1256729-11-novembre-centenaire-et-histoire-de-l-armistice-1918/

Le 11 novembre symbolise le dénouement de la Grande Guerre.

Quelles ont été les conditions de l'armistice 1918 ? Son histoire heure par heure ? Que disait le traité de Versailles ? Le rendez-vous du 11 novembre comporte de de nombreuses anecdotes, et son histoire reste méconnue ou oubliée par de nombreux anciens écoliers. Il n'est pas nécessaire d'attendre le prochain 11 novembre, qui "tombera" un dimanche, pour redécouvrir ce qui fait la spécificité de cette date-clé. Page spéciale.

Histoire du 11 novembre

Eté 1918. Si le traité de Brest-Litovsk a permis à l’Allemagne, en provoquant la reddition de la Russie, de concentrer son armée sur le front de l’Ouest, les offensives allemandes de juin et juillet 1918 ont été un échec et le renfort des alliés (Américains et Britanniques) lui sera fatal. Dès le mois d'août 1918 débute une offensive franco-britannique qui ne s'arrêtera plus. Dans ses mémoires, Erich Ludendorff, alors général en chef des armées allemandes, parle de la date du 8 août comme d'un "jour de deuil de l'armée allemande" : il sait à ce moment-là que la guerre est perdue pour de bon. Le recul des forces allemandes commence alors, avec de lourdes pertes sur tout le front franco-belge. Dès septembre, l’Etat-Major allemand fait savoir à l’empereur Guillaume II qu’il n’y a plus d’espoir de gagner la guerre. Mais ce dernier, ainsi que les chefs militaires, ne sont pas prêts à assumer la défaite : il faudra encore deux mois pour que l’Armistice soit "négociée" et signée.

Dès le début de l’automne, les armistices des fronts orientaux (le 29 septembre 1918 pour la Bulgarie ; le 30 octobre 1918 pour l’empire ottoman et le 3 novembre pour l’Autriche-Hongrie), bien que moins connus que celui du 11 novembre à Rethondes, auront de lourdes conséquences. Ils contribuent à la défaite de l’Allemagne et provoquent la chute de trois empires. Sans parler de la zizanie qu’ils créent entre nations vaincues, victorieuses (comme les Tchèques, Serbes, Roumains, Polonais) et celles qui, s’étant ralliées trop tard aux vainqueurs, ne bénéficient pas de l’indépendance (Ukrainiens, Slovaques…). Les armistices orientaux créent de toute façon une "brèche" que l’Allemagne ne sera pas en mesure de colmater. En octobre, Ludendorff démissionne et des mutineries éclatent outre-Rhin. En parallèle, le président américain Wilson est chargé de prendre en main le retour de la paix, dans la même veine que les 14 points qu’il avait proposés en janvier dans un discours choc. Des notes sont échangées avec les Allemands sur les modalités.

Le 5 novembre, une demande officielle d’armistice de l’état-major allemand parvient à la France sous forme de message morse. La date historique est finalement fixée six jours plus tard. La fin de la guerre sera actée dans un wagon stationné non loin du front et du quartier général allié.

11 novembre 1918

​Photographie prise à la sortie du "wagon de l'Armistice" où a eu lieu la signature.  Le maréchal Foch est 2e en partant de la droite.
​© Photo d'archive anonyme

Le 11 novembre 1918, le texte est signé dans le "Wagon de l’Armistice", ou plus exactement "voiture 2419D" de la Compagnie des wagons lits. Cette voiture de chemin de fer, réquisitionné par l’armée en septembre 1918 et transformé en bureau, stationnait dans un lieu isolé mais néanmoins pas trop loin de la gare de Rethondes : une clairière de la forêt de Compiègne (Oise). Les journalistes en sont alors soigneusement tenus à l’écart. Le maréchal Foch, généralissime des armées alliées et le général Weygand y reçoivent une délégation allemande envoyée par la toute récente république de Weimar. En face, un autre train sert à accueillir les "hôtes" germaniques. Autrement dit les parlementaires allemands qui viennent implorer l’armistice. D’après le Général Weygand, chef d’Etat Major du maréchal Foch qui avait choisi le lieu : "Maintes fois pendant la guerre, il avait établi dans son train son poste de commandement. C’est à son poste de commandement que les parlementaires viendraient donc se présenter à lui. La solitude du lieu assurera le calme, le silence, l’isolement, le respect de l’adversaire…".

L’Armistice 1918 sera donc signée à l’intérieur du wagon-restaurant du train français, fameux wagon de commandement du Maréchal Foch. Le véhicule sera par la suite transformé en musée. Détruit au cours des bombardements de 1944-1945 (Adolf Hitler l’avait fait transporter à Berlin entre temps et y avait même fait signer la capitulation de la France !), une réplique en a été créée, aujourd’hui installée au musée de l’Armistice de Compiègne : il s’agit de la voiture 2439D, qui faisait partie de la même série que l’originale, réaménagée à l’identique et garnie du mobilier d’origine. Quant à la clairière de l’Armistice, elle a été aménagée en tant que lieu symbole de la paix, accessible au public… et ce dès 1922. L'architecte Mages y conçoit un vaste rond-point de 100 mètres de diamètre auquel mène une allée de 250 m de long. On y érige également une statue du Maréchal Foch, le "monument aux Alsaciens-Lorrains"  (d’Edgar Brandt) – qui commémore la récupération par la France de l’Alsace et de la Lorraine en 1919 –, des dalles de granit symbolisant le wagon des Français et celui des Allemands lui faisant face et un Musée de l’Armistice construit en 1922. Totalement détruit par les allemands pendant la Seconde guerre mondiale, ledit musée sera reconstitué en 1950.

Armistice de 1918

Signé le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans un wagon réquisitionné par l’armée française, transformé en bureau de commandement du chef des armées alliées Ferdinand Foch et stationné dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne, l’Armistice prend effet sur le front à 11 heures du matin… pour une durée de 36 jours renouvelée trois fois. Il est signé de la main des plénipotentiaires allemands. Ces derniers sont des agents diplomatiques de l’Allemagne auquel leur pays a confié les pleins pouvoirs. A ce moment de la guerre, l’empereur Guillaume II vient d'abdiquer et de s'exiler aux Pays-Bas. Le chancelier, Max de Bade, a démissionné et a transmis ses pouvoirs au socialiste Friedrich Ebert. À partir de là, il n’y a plus d’échappatoire pour l’Allemagne, dont le ministre d’Etat est expressément chargé de signer au plus vite l’armistice. L’Armistice de 1918 n’est, cela dit, pas une capitulation en tant que telle. Il a en effet été signé dans l’attente d’un traité de paix définitif.

Pour la partie alliée, les signataires sont: Le maréchal Foch, commandant suprême des forces alliées ; l’Amiral Wemyss, représentant britannique ; le Général Weygand, chef d’Etat-major du Maréchal Foch.
Et du côté allemand :Le représentant plénipotentiaire est civil. Il s’agit de Mathias Erzberger, représentant du gouvernement allemand.

Les signataires de l'Armistice de 1918. © ABECASIS/SIPA

Les conditions de l'armistice de 1918

Les conditions imposées à l’Allemagne sont sans concession :

la remise d’une grande partie de son armement ainsi que de son matériel de transport
l’évacuation de tous les territoires occupés (Alsace-Lorraine comprise) et de la rive gauche du Rhin
la démilitarisation, sur la rive droite du Rhin, d’une zone de 10 kilomètres qui va de la frontière hollandaise à la frontière suisse. Ce qui permet aux Alliés de conserver trois "têtes de pont", Mayence, Coblence et Cologne (les principaux points de passage du Rhin) pour empêcher une reprise de la lutte par l’Allemagne.

11 novembre férié

Le choix de la date du 11 novembre n'est pas un hasard : il s'agit d'un choix "français" puisque cette date tombe pile sur celle de la fête traditionnelle du saint patron des Francs, St-Martin. Le canon s'est  donc tû à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l'année 1918 sur le front au Nord-Est de l'Hexagone… et par conséquent dans toute l'Europe. Les soldats sortent alors des tranchées sans crainte mais les festivités sont forcément endeuillées. À partir de 11 heures du matin le 11 novembre 1918, volées de cloches et sonneries de clairon annoncent la fin des combats sur le front occidental. Ils retentissent après quatre ans de guerre qui ont laissé une France exsangue et 1 500 000 victimes, jeunes pour la plupart. Au total, la Grande Guerre a fait plus de 8 millions de morts et de blessés. À 16h, au Palais Bourbon, Clémenceau lit les conditions d'armistice. Il salue également Alsace et Lorraine tout en rendant hommage à la Nation.

La foule des parisiens manifeste sa joie sur les Grands Boulevards à Paris, le 11 Novembre 1918, à l'annonce de la signature de l'armistice. © STR / AFP

En 1919, le projet de l’hommage à un soldat inconnu mort à la Première guerre, symbole anonyme de tous les "Poilus" morts pour la France, est adopté par les députés français. L’année suivante, le soldat inconnu qui doit être transféré à Paris est désigné par un autre soldat à Verdun, par le dépôt sur un des cercueils d’un bouquet de fleurs. Dans la foulée, en 1920, le Parlement vote la loi suivante à l’unanimité :

"Article 1er : Les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d’un des soldats non identifiés morts au champ d’honneur au cours de la guerre 1914-1918. […]
Article 2 : […] Les restes du Soldat inconnu seront inhumés sous l’Arc de Triomphe." Cela sera fait le 28 janvier 1921.

Le 24 novembre 1922, le Parlement déclare le 11 novembre "fête nationale" avec la dénomination de "Jour du Souvenir". Dès lors, le 11 novembre devient un jour férié. Le 11 novembre de l’année suivante, suite à l’idée émise par plusieurs artistes, une "Flamme du Souvenir" est allumée par le ministre de la Guerre André Maginot. Flamme sacrée qu’un "Comité de la Flamme" a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule.  Elle ne s’est jamais éteinte, même pendant l’Occupation.

Pour la maintenir en vie, une cérémonie très stricte du "ravivage de la flamme" est observée au quotidien depuis 92 ans, toujours la même. Elle a lieu tous les soirs à 18h30. Les Associations sont conduites, en défilé, jusque sous l'Arc de triomphe, avec les porteurs de gerbes en tête puis les portes-drapeaux. Drapeau de "La flamme", clairon et tambour de la Garde républicaine sont disposés aux abords de la Dalle sacrée. La sonnerie de la Flamme retentit ; la flamme est ravivée ; les gerbes déposées. Ensuite, la sonnerie "Aux Morts" résonne, les drapeaux s'abaissent et une minute de silence est suivie. On signe le Livre d'Or, on se salue puis tous se retrouvent enfin au pied de la tombe, pour écouter les musiciens jouer "Honneur au soldat inconnu".

Rendez-vous du 11 novembre

La "flamme du souvenir" qui ne s'éteint jamais, à Paris, sur la tombe du soldat inconnu enterré sous l'Arc de triomphe. © Wikimedia Commons.

En France, la commémoration de l’Armistice – autrement dit de la fin d’une Grande Guerre qui devait être la "Der des Ders" - prendra par la suite une place importante dans la vie nationale, avec des gerbes déposées chaque année, à quelques jours de la Toussaint, fait du hasard, au pied des monuments aux morts de chaque commune ce jour de la "Fête du Souvenir".  Des plaques commémoratives sont également installées dans les lieux publics.

Le dernier poilu français, Lazare Ponticelli, est mort en 2008. Le 11 novembre 2011, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, décide de rendre également hommage à 13 militaires français morts en Afghanistan, autrement dit aux "derniers soldats en date morts pour la France". À l’image du Memorial Day américain. Trente-six ans plus tôt, en 1975, le président de la République Valéry Giscard d’Estaing avait déjà proposé le regroupement d’un hommage de tous les morts de toutes les guerres le 11 novembre, sans succès. En 2012, le nouveau président de la République François Hollande honore la mémoire de l’ensemble des soldats français décédés en opération sans distinction de guerre (il porte bien sûr le traditionnel Bleuet de France à la boutonnière) et respecte le rituel habituel : dépôt d’une gerbe tricolore au pied de la statue de Georges Clémenceau (symbole de la victoire de la Grande Guerre) ; Champs-Élysées remontés escorté par la Garde républicaine ; passage des troupes en revue sur la place Charles-de-Gaulle puis recueillement sur la tombe du soldat inconnu surplombée de l’Arc de triomphe. Néanmoins, un sentiment diffus de "trop de commémoration tue la commémoration" est né en France depuis la fin du XXe siècle, couplé avec la disparition des témoins directs de la Première guerre… reléguée aux pages des manuels d’Histoire.

Une gerbe de fleurs est déposée sur la tombe du soldat inconnu le 11 novembre 2014. © FRANCOIS MORI / POOL / AFP

11 novembre et traité de Versailles

L'Armistice de 1918 mettant fin aux hostilités, il fallait encore mettre foin à la guerre. La signature du Traité de Versailles a lieu le 28 juin 1919… à Versailles. Il condamne lourdement l’Allemagne. "Diktat" sera le terme employé pour désigner ce Traité imposé aux Allemands sans négociations par les vainqueurs de la Première guerre mondiale. Ce traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés. Il a été préparé par les vainqueurs, le Français Clémenceau, le Britannique Lloyd George, l'Italien Orlando et l'Américain Wilson. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or. En Allemagne, ce "diktat" sera  donc vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche.

11 novembre et Saint-Martin

Saint-Martin est saint patron de la France. La tradition chrétienne veut que "Quand Clovis attribua sa victoire de 507 à la protection de Saint-Martin et Saint-Hilaire, Saint-Martin devint alors le saint patron des Francs. Les Mérovingiens furent imités ensuite par les Carolingiens et plus tard par les Capétiens qui se déclarèrent "abbés laïcs de St Martin de Tours".

Pont ou week-end du 11 novembre

Egalement appelé Jour du Souvenir, le 315e jour de l'année (316e en cas d'année bissextile comme cela a été le cas en 2016) peut entraîner un "pont" du mois de novembre, weekend prolongé à la clé pour les salariés comme pour les travailleurs indépendants. En 2018, le jour férié du 11 novembre n'en sera pas vraiment un puisqu'il tombera un dimanche. L'année d'après, le 11 novembre aura en revanche lieu un lundi.

Les photos censurées de la Grande Guerre

VOIR LES IMAGES

 

Lire plus!
Fêtes françaises

Le défilé du 14 juillet n’a pas toujours eu lieu sur les Champs-Élysées Pas encore d'évaluation.

Le défilé du 14 juillet n’a pas toujours eu lieu sur les Champs-Élysées","le-defile-du-14-juillet-n-a-pas-toujours-eu-lieu-sur-les-champs-elysees","Initié à la fin du XIXè siècle sur l’hippodrome de Longchamp, le défilé militaire a aussi parcouru l’est parisien sous Giscard d’Estaing.
Issue de la Révolution française, la tradition du défilé militaire du 14 juillet n’a cependant connu son essor qu’en 1880, avec l’institutionnalisation de la Fête nationale française. La parade a alors lieu sur l’hippodrome de Longchamp, jusqu’en 1914. C’est à la fin de la Première guerre mondiale que le défilé national aura lieu chaque année sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris.

En 1945, suite à la période de l’Occupation, a lieu le premier défilé après la Libération de Paris et de la France. Il se déroule à la Bastille, mais les engins motorisés parcourent Paris depuis les Champs-Élysées.

Ayant pour volonté affichée de renouer avec la « tradition révolutionnaire » associée à la prise de la Bastille,Valéry Giscard d’Estaing (président de la République de 1974 à 1981) déplace le défilé dans Parischaque année, avec tout de même un retour fréquent aux Champs-Élysées :

1974 : Bastille à République
1975 : Cours de Vincennes
1976 : Champs-Élysées
1977 : École militaire
1978 : Champs-Élysées
1979 : République à Bastille
1980 : Champs-Élysées

Depuis la présidence de François Mitterrand, le défilé militaire du 14 juillet a définitivement repris place sur les Champs-Élysées.
[caption id="attachment_1059" align="alignnone" width="300"] 14 juillet 2013[/caption]

Au delà du défilé national, il existe des défilés militaires dans plusieurs villes de France, où paradent des troupes implantées localement.
Source : Élysée

Lire plus!
14 juillet 1789 dans le journal de Louis XVI : « Rien » ?
Fêtes françaises

14 juillet 1789 dans le journal de Louis XVI : « Rien » ? Pas encore d'évaluation.

Le roi faisait en fait un simple compte-rendu de sa journée de chasse.

Vous avez sûrement déjà lu dans vos livres d’Histoire ou entendu votre instituteur/trice vous raconter que le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, Louis XVI avait écrit dans son journal un simple mot :Rien.

Certains en tirent des conclusions hâtives et malheureuses, comme si le roi n’avait porté aucun intérêt à la prise de la Bastille et aux autres événements parisiens de la Révolution.

Le journal que tenait Louis XVI était en fait à la fois un compte-rendu de ses journées de chasse à Versailles et des événements auquel il prenait part (voyages, cérémonies, etc.). Le tout en une ligne par jour, pas plus ! Le « Rien » du 14 juillet fait écho à de nombreux autres « Rien » ou « Rien du tout » qui parsèment son journal, signifiant que le roi n’avait fait aucune prise de gibier ou n’avait pas directement participé à un événement.

Comme l’expliquePhilippe Lejeune,Louis XVI faisait preuve dans son journal d’un détachement surprenant face à ce qui se passait. Une manière d’évacuer la pression trop forte : à y lire les jours qui entourent le 22 juin 1791, on n’a par exemple aucun indice permettant d’apprendre que le roi et sa famille ont été arrêtés à Varennes !

Au moment d’écrire son journal à propos du 14 juillet, Louis XVI savait en tout cas parfaitement ce qu’il était advenu ce jour : il n’écrivait son journal que le mois suivant à partir de notes quotidiennes du mois précédent. C’est donc en août 1789 que le roi Louis XVI écrivit ce fameux « Rien » du 14 juillet.

Le lendemain du 14 juillet à son réveil, apprenant la nouvelle par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, Louis XVI lui aurait demandé :
– « C’est une révolte ? »
– « Non sire, ce n’est pas une révolte, c’est une révolution », lui aurait alors répondu La Rochefoucauld !
SOURCE : PHILIPPE LEJEUNE, « RIEN » : JOURNAUX DU 14 JUILLET 1789, 2005
ILLUSTRATION : LA PRISE DE LA BASTILLE (1789) PEINTE PAR JEAN-PIERRE HOUËL

Lire plus!
Fêtes françaises

Le 14 juillet ne commémore pas la prise de la Bastille Pas encore d'évaluation.

La fête nationale française commémore la fête de la Fédération.

La fête nationale française a lieu le 14 juillet, vous le savez probablement. Mais pourquoi cette date ? Si vous alliez répondre « la prise de la Bastille« , et bien ce n’est pas tout à fait cela.

Certes, la prise de la Bastille a bien eu lieu le 14 juillet 1789. Mais ce n’est pas la prise de la Bastille qui est fêtée en France chaque année. C’est un tout petit peu plus subtil : la fête nationale française commémore la fête de la Fédération. Celle-ci eut lieu le 14 juillet 1790, premier anniversaire de la prise de la Bastille, à l’initiative de La Fayette pour fêter les fédérés des gardes nationales de France. Elle se voulait un événement de réconciliation et d’unité des Français.

En 1880, le député Benjamin Raspail propose l’adoption du 14 juillet comme fête de la République française. Au Sénat, de vives discussions ont lieu, car cette date est loin de faire l’unanimité. Pour la fête nationale française, on veut un symbole de l’unité de la nation, de la naissance de la République.

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, est un de ces symboles. Mais il est jugé trop douloureux et sanglant par les sénateurs. C’est donc le 14 juillet 1790, celui de la fête de la Fédération, qui sera préféré, n’ayant « coûté ni une goutte de sang ni une larme »1.

On peut néanmoins voir dans ce choix à double sens une sorte de concensus : si officiellement le 14 juillet en France commémore la fête de la Fédération, il peut très facilement faire écho au 14 juillet de la prise de la Bastille.
On le remarque d’ailleurs aisément par le glissement de date dans la mémoire collective. Pour la plupart des Français, la fête nationale commémore la prise de la Bastille du 14 juillet 1789. Il ne vous reste plus qu’à faire le test autour de vous !

Lire plus!
Fêtes françaises

Poisson d’avril (Origine du) Pas encore d'évaluation.

Le Poisson d’avril, tout le monde le sait, n’est autre chose qu’une attrape, un piège innocent (et bienséant, cela va sans dire) que l’on tend à quelque personne amie, parente ou familière, le premier jour de ce mois d’avril. Donner un poisson d’avril à quelqu’un, c’est lui faire faire une démarche inutile, lui annoncer une nouvelle qu’on invente, l’envoyer au-devant de quelqu’un qui ne vient pas, en un mot, se divertir un peu à ses dépens, et éprouver sa patience.

Une première origine est donnée par des ouvrages tels que l’Origine des proverbes, leDictionnaire de Trévoux au mot Avril, ou encore le Spectateur anglais : l’expression poisson d’avril serait, selon ces sources, liée à la corruption de la passion de Jésus-Christ qui arriva le 3 avril : Jésus étant renvoyé d’un tribunal à l’autre, et contraint de faire diverses courses par manière d’insulte et de dérision, on aurait pris de là la froide coutume de faire courir et de renvoyer, d’un endroit à l’autre, ceux dont on voulait se moquer.

En effet, dans les premiers temps du christianisme, le clergé, afin de graver plus puissamment dans l’esprit des populations le sentiment et le souvenir des mystères de la religion catholique, eut recours à des représentations scéniques. Lors des grandes fêtes de l’année, le peuple venait écouter pieusement ces pièces religieuses, qui n’étaient pour lui qu’un commentaire vivant de l’évangile du jour. Rien de profane ne se mêlait alors à ces jeux, et ce ne fut que plus tard, au XIIIe siècle, que des éléments de cette nature vinrent s’ajouter à ces cérémonies religieuses et en modifier à la longue le caractère sacré. Dans les premiers jours d’avril avaient lieu ces représentations de la Passion, et l’assistance écoutant avec terreur, voyait le Christ, raillé et renvoyé de Caïphe à Pilate et de Pilate à Caïphe. Plus tard, l’habitude rendit la terreur moins grande, et quelques railleurs impies, en revenant le soir de l’église, s’amusèrent à répéter la scène du matin aux dépens de leurs amis ou de leurs voisins. De là, l’origine avancée de ce jeu du premier avril, et le nom de passion passant de bouche en bouche et n’étant plus guère compris, devenant le mot poisson.

Une deuxième origine fut proposée : le mois d’avril étant peu favorable à la pêche, plus d’un gourmand se serait vu, à cette époque, privé d’un plat délicat sur lequel son palais avait compté. Mais cette explication, pour suffisante qu’elle soit à justifier l’expression Manger du poisson d’avril, semble n’avoir aucun rapport avec les facéties du 1er avril.

On donne également une troisième origine, beaucoup plus récente, de cette expression : un prince de Lorraine que Louis XIII faisait garder à vue dans le château de Nancy, aurait trompé ses gardes et se serait sauvé en traversant la rivière de Meurthe, le premier jour d’avril. Certes le duc Nicolas François, frère de Charles IV, duc de Lorraine, quitta son évêché de Toul et le chapeau de cardinal par politique d’État, avant d’épouser à Lunéville, au mois de mars 1635, la princesse Claude, sa cousine germaine, fille de Henri II. Puis, s’étant retiré à Nancy et ayant eu vent qu’on voulait le conduire à la cour de France, il trompa ses gardes.Mais en réalité, le prince ne passa point la rivière de Meurthe à la nage, et sortit par une des portes de la ville, déguisé en paysan, portant une hotte pleine de fumier, de même que la princesse. Il aurait simplement délibérément choisi la date du 1er avril pour s’échapper et tromper les Français. Une jeune paysanne des environs de Nancy, qui fournissait journellement du laitage à la cour, reconnut la princesse malgré son déguisement et, l’ayant dit à quelques soldats de la garde, ceux-ci se figurèrent que cette fille voulait leur donner à tous le poisson d’avril, en les faisant courir mal à propos ; ce qui donna au prince et à la princesse le temps de gagner leurs chevaux pour se réfugier à Bruxelles, auprès du cardinal Infant. Cette évasion fit dire au peuple que le roi avait donné à garder un poisson d’avril, mais l’usage était connu au XIVe siècle, à en juger par les manuscrits du pasteur Paul Ferry relatifs à l’histoire de Metz et dans lesquels il cite déjà l’expression...

Une quatrième opinion fait remonter l’origine de la coutume au changement opéré sous Charles IX, quand l’année, qui jusqu’alors avait commencé le jour de Pâques, dut s’ouvrir le 1er janvier. Les étrennes du premier de l’an furent donc offertes trois mois plus tôt, et il ne resta dès lors pour l’ancien premier jour de l’an que des félicitations pures et simples, auxquelles les mauvais plaisants ajoutèrent des cadeaux ridicules ou des messages trompeurs.

Un des plus curieux poissons d’avril dont le bon vieux temps nous ait légué le souvenir, se déroula en 1686 et mit en scène un abbé de Caen, Michel de Saint-Martin, né à Saint-Lô en 1614, original toujours crédule au dernier point, bonhomme par-dessus tout. Ce personnage était, pour les sociétés de la ville, un divertissement que les habiles faisaient alterner avec la lecture de la Gazette de France ou du Mercure Galant. Notez que le digne ecclésiastique sacrifiait aux muses, et se proclamait un dévoué serviteur des sciences et des lettres ; mais ses ouvrages étaient à la hauteur de ses idées et de sa conduite. Il publia, entre autres, un livre bizarre, singulier, absurde, intitulé : le Moyen de vivre en santé au delà de cent ans. Or, il était difficile après cela de ne pas jouer quelque bon tour à l’auteur : les nouvelles de la cour en fournirent bientôt l’occasion.

Les gazettes étaient remplies de détails circonstanciés sur l’arrivée en France et sur la réception prochaine, à Versailles, des ambassadeurs du Royaume de Siam (ancien nom de la Thaïlande), accompagnés du premier ambassadeur français qui y avait été dépêché l’année précédente par Louis XIV, Alexandre de Chaumont. Les sociétés de Caen s’entretinrent longtemps de cet événement, qui faisait grand bruit. Notre bon abbé n’étant pas des derniers à s’enquérir des histoires merveilleuses racontées à ce sujet, il ne parla plus, ne pensa plus et ne rêva plus qu’aux ambassadeurs siamois, avant qu’une idée des plus folles ne traversât la cervelle de quelques gens du bel air, certains de trouver appui dans toute la ville, plus certains encore d’avoir un auxiliaire puissant dans la crédulité de leur victime. Le premier avril arrivait dans quelques jours. On annonça à M. l’abbé de Saint-Martin que Sa Majesté le roi de Siam, après s’être fait lire son admirable livre, avait été si charmée de l’incomparable découverte que ce livre renfermait, qu’elle avait résolu d’envoyer à l’auteur des ambassadeurs pour lui offrir le rang de mandarin et le titre de son premier médecin.

Toute la ville s’en mêla : les gens les plus graves y prêtèrent volontiers les mains, les sévères magistrats tout comme les autres. Tout fut prévu ; il y eut autorisation du roi de France pour conférer à l’abbé les hautes dignités de mandarin et d’Esculape. La mascarade fut complète. Le bonhomme dut se croire mandarin, en toute sécurité, et ce fut grand plaisir de le voir revêtu et chamarré des insignes de ses nouvelles fonctions. Mais le jour d’avril passé, l’abbé ne put croire à ce poisson d’un nouveau genre, et deux années s’écoulèrent avant qu’il voulût bien reconnaître qu’on s’était moqué de lui. En 1738, Charles-Gabriel Porée, écrivant sous le pseudonyme de Censorinus Philalethes, rassembla nombre d’anecdotes amusantes sur les extravagances de l’abbé de Saint-Martin, dans un ouvrage intitulé La Mandarinade, ou Histoire du mandarinat de l’abbé de Saint-Martin.

 

VIDEO
https://www.facebook.com/RATPofficiel/videos/10154090980574521/?fref=nf

 

Pour consulter la vidéo
CLIQUEZ sur la vignette

Histoire de France :
l'indispensable pour devenir incollable
2000 ans d'Histoire de France en 150 pages
Présentation / Commande : CLIQUEZ ICI

Lire plus!
carnaval

CARNAVAL DE NICE (Alpes-Maritimes) Pas encore d'évaluation.

CARNAVAL DE NICE (Alpes-Maritimes)

(D'après « Aux pays d'azur », paru en 1902)

Le Carnaval de Nice existe depuis un temps immémorial : au Moyen Age, même au sein des circonstances les plus tragiques, il n'a pu calmer sa joie cascadeuse et frivole. En 1578, le duc Emmanuel Philibert vint passer à Nice les fêtes du Carnaval avec son fils, le prince de Piémont. A cette occasion Honoré Grimaldi, seigneur de Monaco, désirant présenter ses deux fils au jeune prince, les envoya auprès de lui pour ces fêtes, qui, dit Toselli, furent portées, cette année, par la population niçoise, à un degré tel qu'il serait difficile d'en donner une description

Le signal des fêtes, qui ont lieu pendant les huit jours qui précèdent le Carême, est donné par l'entrée triomphale à Nice du bonhomme Carnaval, décoré du titre de Majesté, accompagné

de toute sa suite, et que l'on installe pompeusement dans son palais de la place Masséna. Voici quels sont les derniers avatars subis par cette Majesté qui jouit de règnes courts, mais sans opposition, parlementaire ou autre. En 1882, elle arriva en jockey ; en 1883, en Paysan en goguette ; en 1884, en Guignol monté sur un chimère ; en 1885, en Polichinelle sur une bouteille de champagne ; en 1889, en Matelot sur un navire, en 1890 ; en Jockey sur un tricycle ; en 1891, en Bacchus sur un tonneau ; en 1892, en Rajah sur un éléphant ; en 1893, en Paysan niçois accompagné de sa femme ; en 1894, en Triboulet sur une grosse caisse ; en 1895, en Chinois ; en 1896, en Toréador ; et en 1897, en Paysan sur un dindon.

 

Sitôt Sa Majesté installée, commencent les défilés de tous les chars et mascarades, le grand Corso de gala, les Vegliones, Redoutes, Kermesses, Batailles de Fleurs et de Confettis. L'Avenue de la Gare flamboie, étincelle, fulgure, d'un bout à l'autre, d'un incendie de feux, ballons, quinquets et lampions, à rendre aveugle l'innombrable foule qui s'entasse de tous côtés.

Des fanfares éclatent, de tous côtés dans la masse sautante des masques dansants ; le tumulte et la joie sont à leur comble ; les confettis et les serpentins s'éparpillent et s'enroulent de toutes parts, tandis qu'en les deux journées spéciales, les confettis de plâtre rebondissent comme la grêle, durs et crépitants, lancés par les petites pelles à manche flexible, et leur mitraille offensive force chacun d'être masqué aussi hermétiquement que possible, au risque de se faire aveugler. La bataille, annoncée par des coups de canon et circonscrite à certains quartiers s'engage, furieuse et endiablée. Chaque maison est une citadelle, et chaque balcon a ses combattants et son artillerie. Sur deux rangs, le long des estrades, les équipages défilent et de chacun d'eux partent les fusillades fleuries.

Le jour du Mardi-Gras, après le dernier grand Corso et la bataille des confettis, la fête est transportée sur les estrades de la place de la Préfecture, où tout le monde est muni des moccoletti, cierges minuscules que l'on doit chercher à éteindre, derniers vestiges des torches orgiaques des fêtes païennes de Dyonysios. Puis Sa Majesté Carnaval subit, en effigie, le sort de Sardanapale, s'effrondre dans un bûcher autour duquel les masques forment une ronde effrénée et sa flambante agonie s'agrémente d'un superbe feu d'artifice et d'un cortège aux flambeaux qu'accompagnent toutes les musiques. http://www.france-pittoresque.com/traditions/
Le Carnaval de Nice
http://www.nicetourisme.com/carnaval-de-nice

L'événement phare de la Côte d’Azur en hiver, un des plus grands Carnavals du monde, propose un programme de spectacles inoubliables… Corsi Carnavalesques, Corsi Carnavalesques Illuminés, Batailles de Fleurs ... Une explosion de couleurs et de musique !

(cliquez sur les images pour les agrandir)

Le Carnaval est l'évènement culturel le plus populaire que peut connaître un pays " - Jorge Amado, écrivain brésilien, 1912 - 2001.

Plus grande manifestation de la Côte d'Azur en hiver, le Carnaval de Nice justifie à lui seul un séjour à Nice. De renommée internationale, il attire chaque année, près d'un million de visiteurs de toutes nationalités.

Un Carnaval, c'est mille et une bonnes raisons de venir. Loin de la grisaille, 100% fun, Nice, capitale de la Côte d'Azur, se déguste, à cette période de l'année, sans modération. Programmer le Carnaval de Nice, c'est offrir à ses clients la possibilité de s'enivrer de plaisirs et de bonne humeur. Ambiance et débauche de couleurs assurées ! Des conditions spéciales sont réservées aux professionnels du tourisme ainsi qu'aux groupes.

La période de Carnaval, outre ses festivités, offre une merveilleuse opportunité de découvrir Nice en hiver : la douceur du climat, la luminosité du ciel et l'art de vivre de la Côte d'Azur complèteront votre programme déjà riche en confettis et en émotions !

Lire plus!
Pas d'image
carnaval

Mardi Gras vive la fete Pas encore d'évaluation.

L'origine du carnaval remonte au temps médiéval. A Nice, il existe depuis le XIII° siècle. L'origine du carnaval de Venise se situe au XV° siècle. L'origine du carnaval de Dunkerque est au 17ème siècle. A la révolution en 1796, il a été interdit et remplacé par une fête révolutionnaire. Actuellement, il y en a beaucoup moins qu'autre fois en Europe. http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_careme_traditions.htm#Traditions Il faut savoir que sous l'empire Romain, il existait déjà une grande fête de Carnaval nommée " les Saturnales " à une toute autre période de l'année. Cette période de fête populaire se déroulait entre le 17 et le 25 décembre. Le peuple marquait par des réjouissances le solstice d'hiver. Ces fêtes avaient pour but de redonner courage et espoir au peuple effrayé par les sols gelés, l'absence de vie et l'obscurité. On offrait des cadeaux : des porte-bonheur, du miel, des gâteaux, de l'or étaient des cadeaux courants. On décoraient les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et tout travail, à part celui de la cuisinière et du banquier, était interdit.

  Mardi Gras 8 Mars  2011, Carnaval et Carême
http://www.joyeuse-fete.com/mardigras.html
L’origine du Mardi Gras date au temps des romains. La fête romaine s’intitulait les calendes de mars. En effet, les romains célébraient le réveil de la nature par des rites agraires. A cette occasion, les interdits étaient transgressés et les déguisements autorisés

La fête de Mardi Gras a tous les ans une date différente, fixée par rapport à la date de Pâques, qui elle même varie en fonction du cycle de la Lune. La date du mardi gras sera le 08/03/11, le 21/02/12, le 12/02/13, le 4/03/14
Mardi gras et le jour qui précède le Mercredi des Cendres, donc le Carême.

Le mercredi des cendres Cette fête marque le souvenir d'Adam condamné après son péché à retourner poussière. Les chrétiens sont invités à se purifier de leurs fautes et à faire pénitence par des privations.
Le mercredi des Cendres est le 1er Jour du Carême qui va durer 40 jours, à l'issue de ces 40 jours la fête de Pâques célébrera la mort et la résurrection du Christ.

Avant que ces privations ne commencent, la veille, le mardi, on faisait gras. On finissait les aliments gras avant de se mettre au carême. On en profite pour faire des beignets, des bugnes et des fritures. De plus, la tradition du carême veut qu’on arrête également de manger des œufs, donc on en profite pour faire des crêpes..

Par opposition au carême, le carnaval est une période de joie et de liberté où les règles de vie normales sont suspendues et où chacun fait un peu comme il lui plaît : on se déguise, on mange tout ce qu’on veut, on sort chanter dans les rues.

En principe, il n'existe pas dans les régions protestantes. A l'époque de la Réformation, il disparut dans les pays protestants. Mais depuis la deuxième guerre mondiale, il tend à s'imposer partout. Il est actuellement considérable en Allemagne.

(En Grèce, il existe une période de trois semaines (Apokries) qui précède le «Lundi pur» (début du carême orthodoxe) et au cours de laquelle il est de coutume de se déguiser. Après avoir festoyé pendant toute cette période, marquée par un défilé géant,  débute le Carême orthodoxe. Le plus important carnaval grec est celui de Patras qui a débuté vers 1870.)
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_careme_traditions.htm#Traditions

Lire plus!