BD

Gotlib Pas encore d'évaluation.

L'auteur de bande dessinée Gotlib est mort à l'âge de 82 ans
Il était l'auteur de "Gai-Luron", de "Superdupont" et de "Rubrique à brac".

Le dessinateur Gotlib dans son bureau, le 4 mai 2005, au Vésinet, près de Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 04/12/2016 | 18:55
publié le 04/12/2016 | 16:19

Gai-Luron doit être triste. L'auteur de bande dessinée Gotlib est mort à l'âge de 82 ans, ont annoncé les éditions Dargaud, dimanche 4 décembre, faisant part de leur "immense tristesse". Le dessinateur "est décédé brutalement à son domicile dans les Yvelines", ont-elles précisé.

"Les millions de lecteurs ayant appris à rire dans les pages de la Rubrique à brac, des Dingodossiers ou de Gai-Luron perdent un humoriste fascinant, un dessinateur virtuose, un touche à tout iconoclaste et un ami cher qui parvenait à provoquer le rire à la moindre de ses pages", salue l'éditeur.
"C'est la première fois qu'il ne nous fait pas rire"
Marcel Gottlieb – son nom sera francisé plus tard – a travaillé avec Franquin, René Goscinny, Albert Uderzo et Mandryka. Avec ce dernier et Claire Bretécher, il a fondé le journal L'Echo des savanes en 1972. Puis il a lancé sa propre revue en 1975, Fluide glacial. Il a aussi inventé le personnage de "Superdupont" et obtenu en 1991 le Grand Prix d'Angoulême.

"De Pilote à Fluide glacial, il a révolutionné la façon de faire de la bande dessinée, faisant rentrer un non-sens britannique et une irrésistible façon de se moquer de tout dans les foyers français. Marcel Gotlib était un génie, un maître, un ami, et c'est bien la première fois qu'il ne nous fait pas rire", dit encore Dargaud.
Une histoire tragique pour cet auteur comique
"J’ai toujours déconné" confiait à L’Express le dessinateur pour qui "l’humour est ce qu’il y a de plus important après le foie gras". La vie lui a pourtant réservé son lot de souffrances. Né en 1934 à Paris dans une famille d’immigrés juifs hongrois, il voit son père arrêté en 1942 par la police française. Il sera envoyé à Drancy, interné puis fusillé à Buchenwald.

Le jeune garçon et sa sœur échapperont à d’autres rafles et vivront cachés chez des paysans d’Eure-et-Loir pendant une bonne partie de la guerre. Une page de son enfance que Gotlib a raconté dans Manuscrit pour les générations futures, dont quelques planches étaient exposées au Musée d’art du judaïsme en juillet 2014.

"Merde, remerde, super merde, Gotlib est mort. Quelle année massacre!", écrit sur son site Fluide glacial, repris récemment par la maison d'édition Bamboo. "Gotlib a marqué des générations de lecteurs et de dessinateurs par son trait virtuose et son humour loufoque et corrosif", a souligné la ministre de la Culture Audrey Azoulay dans un communiqué.

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Ecrivains

Michel Butor Pas encore d'évaluation.

Le romancier Michel Butor, figure du Nouveau roman, est mort à l'âge de 89 ans
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Son livre "La Modification" lui avait valu le prix Renaudot en 1957.

Le romancier Michel Butor chez lui en Haute-Savoie le 19 mars 2016. (ULF ANDERSEN / AFP)

franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 24/08/2016 | 22:43
publié le 24/08/2016 | 21:41

C'est une figure de la littérature qui disparaît. Le romancier Michel Butor est mort à l'âge de 89 ans, mercredi 24 août. Sa famille l'a annoncé au Monde. Les éditions Gallimard ont confirmé l'information. L'auteur prolifique au goût prononcé pour l'expérimentation était aussi l'une des plumes majeures du Nouveau roman, au même titre que Nathalie Sarraute ou Alain Robbe-Grillet.
"Le roman n'a plus le rôle qu'il avait autrefois"
Son roman La Modification, écrit entièrement à la deuxième personne du pluriel, l'avait rendu célèbre auprès du grand public et lui avait valu le prix Renaudot en 1957. Michel Butor était aussi poète, essayiste, critique d'art mais aussi traducteur. En 2013, l'Académie française lui avait décerné le Grand Prix de la littérature pour l'ensemble de son œuvre. Il y a deux mois, il se confiait à franceinfo.

A l'occasion d'une exposition qui lui était consacrée à la Bibliothèque nationale de France en 2006, il déclarait : "Ecrire c'est détruire les barrières". Depuis plus de cinquante ans, il avait toutefois cessé d'écrire des romans. "Nous sommes dans un changement de société dans lequel le roman n'a plus le rôle qu'il avait autrefois", avait-il expliqué à RTL. "On publie toujours beaucoup de romans. J'ai le sentiment qu’aujourd’hui il n'y a pas de véritable transformation dans le roman. Ce n'est plus véritablement une forme actuelle et novatrice."  

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