La bataille de fleurs-Carnaval de Nice

S'il vous plaît noter ce

Un char de la bataille de fleurs en 2009

https://fr.wikipedia.org/wiki/Carnaval_de_Nice

Alphonse Karr est à l’origine de la première bataille de fleurs en 1876. Cet écrivain français d’origine allemande, passionné par les fleurs et résidant à Nice, souhaitait un spectacle où les gens pourraient se jeter d’odorants bouquets au visage. Ainsi en 1876, Andriot Saëtone créa la première bataille de fleurs sur la promenade des Anglais.

La bataille de fleurs se déroule pendant la période de carnaval. Elle est le complément des caricatures et autres figures grotesques des corsi et se présente sous la forme d’une parade de vingt chars fleuris où de jeunes femmes et désormais jeunes hommes lancent des fleurs aux spectateurs. Des troupes musicales ou d’art de rue, venues des quatre coins du monde, prennent place entre les chars comme pour le corso carnavalesque.

Lors de ces batailles, 90 % des fleurs lancées comme le mimosa, le lys ou les marguerites, poussent sur les collines de la région. Les producteurs locaux plantent à l’automne les variétés qui constitueront le décor végétal du char, fruit de la collaboration avec les fleuristes. Entre quarante et cinquante heures de travail par char est nécessaire. Ce travail est d’autant plus difficile que le piquage se fait au dernier moment pour garantir la fraîcheur des fleurs. De nos jours, la bataille entre spectateurs n’a plus lieu, elle est devenue un lancé d’environ 100 000 fleurs de char au public, afin de mettre en avant la beauté des costumes et des chars fleuris.

Depuis 2005, le thème des batailles de fleurs s’accorde à celui des corsi carnavalesques. Un ou plusieurs plasticiens sont alors chargés de l’identité visuelle des chars. La réalisation proprement dite est quant à elle, assurée par « l’Amical des fleuristes réalisateurs de bataille de fleurs de la ville de Nice ». Les costumes sont confectionnés dans un atelier de création spécialement dédié aux batailles de fleurs

LES BATAILLES DE FLEURS

Créé en 1830, lors du séjour à NICE du roi Charles – Félix, les batailles de fleurs sont devenues les fêtes les plus réputées de la Côte d’Azur.

En 1874, Le carnavalier Jean CUGGIA, auteur du char de la paix, épuisa pour une seule journée de corso, près de 15 000 bouquets de fleurs.

En 1876, la première bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais a lieu, sur l’instigation d’Alphonse Karr et du Comte de Cessole : c’était une fête apollinienne, esthétique où défilaient l’”élite” de la société, dans des voitures fleuries.
Aujourd’hui, un corso de bataille de fleurs comprend un défilé de quelques trente chars entièrement fleuris qui illustrent un thème allégorique. De superbes mannequins, somptueusement maquillés et habillés de rutilants costumes de plumes, paillettes et strass créés par le talentueux Francis Carols, lancent au public des bouquets de fleurs.

Des formations musicales françaises et étrangères se joignent au défilé et créent l’ambiance.
Un char fleuri mesure 6 m de haut, 7 m de long, 2m de large. La décoration est faite à la main, à l’aide de pétales de milliers de fleurs, collés un à un, dans la nuit et la matinée qui précèdent chaque “bataille”. Oeillets, roses, glaïeuls, tokios, gerberas, mimosas, dalhias, liliums, etc…sont soigneusement piqués dans des pains de mousse spéciale, gardant la fleur fraiche.
Par char, on place 60 à 70 coussins de mousse supportant 60 à65 fleurs et feuillages, soit 3600 à plus de 4000 tiges. La garniture “pétales” nécessite 80 à 100 bottes d’oeillets de 50 fleurs chacune, soit quelques 5000 fleurs.

D’après l’ouvrage: “Carnaval à Nice” Annie Sidro. Edition Serre. http://www.nice.fr/Culture/Histoire-et-culture-nicoises/Le-Carnaval

Le Carnaval de Nice, l’un des plus importants du Monde par le nombre de grosses têtes, sujets et chars en carton pâte, repose complètement sur la participation des carnavaliers. Ces hommes et ces femmes qui consacrent des milliers d’heures de travail à la réalisation de leurs oeuvres ne sont pas des professionnels. Ils exercent des métiers et réservent leurs loisirs à la création carnavalesque. La subvention allouée à l’issue du concours leur permet de couvrir les frais engagés. Jusqu’à ces dernières années, le système parenté-cooptation était primordial pour la formation. ww.nice.fr/Culture/Histoire-et-culture-nicoises/Le-Carnaval

La ville de Nice doit notamment sa réputation internationale à la culture des fleurs qui y est pratiquée depuis le XVIIIe siècle. La culture des fleurs a vraisemblablement vu le jour à Nice dès le XVIIIe siècle. Le médecin écossais Tobias Smollett rapporte qu’à cette époque des œillets étaient déjà expédiés par la poste à Turin, Paris ou même Londres …

Selon divers auteurs, cette culture “commerciale” de la fleur est ensuite tombée en désuétude avec la Révolution. Cette tradition aurait été ressuscitée par Alphonse Karr venu s’installer à Nice au milieu du XIXe siècle.
Alphonse Karr développe la culture florale hors serre et l’expédition de ses produits à travers toute l’Europe : roses, œillets, héliotropes, résédas et anémones, mais aussi renoncules, cyclamens, violettes, iris et fleurs d’orangers. Il est aussi le premier à avoir ouvert un commerce de fleurs en centre-ville pour le plus grand plaisir des hivernants.
L’essor de la floriculture niçoise a ensuite été soutenu par deux innovations techniques : l’arrivée du chemin de fer à Nice en 1863 et l’adduction d’eau de la Vésubie en 1885. Ces innovations ont permis d’exporter la production locale dans toute l’Europe et de développer l’irrigation sur les collines de Nice.
A noter : la culture des fleurs couvrait alors jusqu’à 1000 hectares, ce qui plaçait Nice au premier rang mondial des villes productrices de fleurs.
Au début du XXe siècle, 2000 exploitations, généralement de petite taille, étaient réparties sur les collines de Nice. A partir des années 1960, la floriculture a pourtant commencé à régresser devant l’urbanisation croissante des plaines. http://www.gralon.net/articles/commerce-et-societe/agriculture-et-peche/article-les-fleurs-de-nice—une-longue-tradition-3740.htm